Dans la nuit de vendredi à samedi 15 juin, deux militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été victimes d’une violente justice populaire à Njiapanda, une localité du territoire de Lubero.
D’après des témoins locaux, ces soldats ont été brutalement attaqués et tués par des jeunes vigilants. Leurs corps ont été retrouvés calcinés près d’un camion de transport de planches, incendié par la foule en colère. Cette violence a éclaté suite aux massacres perpétrés récemment par les rebelles ADF dans la région, qui ont causé la mort d’une quarantaine de civils.
Les jeunes accusateurs soupçonnaient les militaires de revenir de Kambau, où de nombreux civils avaient été atrocement assassinés, les croyant complices ou négligents, sans toutefois leur accorder le bénéfice d’un procès équitable.
Kathembo Kabunga, membre influent de la société civile locale, a confirmé ces faits aux médias, précisant que les jeunes ont agi de manière précipitée et sans discernement, procédant à une exécution sommaire et illégale.
Les autorités locales, corroborant ces événements, ont précisé que les militaires revenaient effectivement de Kambau après y avoir livré des vivres à leurs camarades sur le terrain.
Elles ont fermement condamné cette violence injustifiée, qualifiant la mort de ces soldats de tragique et insensée. Les autorités ont réitéré leur opposition à toute forme de justice populaire, appelant à respecter les procédures légales et à protéger la vie de chaque individu, qu’il soit présumé coupable ou innocent.

