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Forum AGOA 2024 : Julien Paluku ambitionne de séduire les américains par la diversité des produits congolais, y compris les minerais stratégiques

Le 21ème Forum de coopération économique et commerciale de la loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique « ’AGOA », en sigle, se tiendra à mi-Juillet de l’année en cours à Washington.  Ces assises qui réunissent quelques pays de l’Afrique Subsaharienne et les hommes d’affaires américaines, représentent une grosse opportunité pour la RD Congo d’exporter une variété de ses produits aux États-Unis sans droits de douane et sans obligation de réciprocité. Eligible à cette édition, la partie congolaise compte présenter une série de produits miniers et 18 produits non—miniers, d’après Julien Paluku, le ministre du commerce extérieur qui s’est livré à la presse.

Au cours de cette session du renouvellement du partenariat USA-Afrique subsaharienne en général et  RDC-USA en particulier, le ministre Julien Paluku va exposer sur la politique de promotion d’industrie et des exportations en République démocratique du Congo. Ces deux services vont séduire les américains, à l’en croire, à s’intéresser plus aux  produits congolais dont les  minerais stratégiques et les produits agroalimentaires voués à l’exporter aux États-Unis d’Amérique.

« Le gouvernement congolais va, néanmoins, mettre en place des mesures incitatives pour accompagner les opérateurs économiques  œuvrant dans plusieurs  filières dont le cacao, café, textile, piment, huile de palme, thé, sucre soja, manioc, ananas, mangoustan et tabac mais aussi dans les 5 minerais stratégiques qui constituent  les premiers produits que la RDC va désormais exporter vers les États-Unis d’Amérique, selon le ministre du Commerce Extérieur » a annoncé Paluku aux confrères de l’Agence Congolaise de Presse (ACP).

Et de poursuivre : « La modernisation de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) avec des laboratoires ultra-modernes certifiés, est une priorité pour que la RDC puisse bénéficier de l’AGOA qui permet aux pays africains d’exporter leurs produits vers les États-Unis d’Amérique sans droits de douane ».

Il faut signaler qu’une réunion d’urgence a été convoquée par le ministre Julien Paluku avec les experts pour mettre à jour la stratégie AGOA-RDC. Ce nouveau plan sera soumis à la réunion du conseil de ministres pour approbation.

AGOA 2026 en RDC : rêve de l’Expert Ngoie Joel Nshisso

Négociateur principal à la plaidoirie pour la réintégration de la RDC dans l’AGOA en 2020, Docteur et professeur Ngoie Joel Nshisso avait, peu avant, alerté les autorités congolaises à prendre activement part au Forum AGOA fixé cette année du 25 au 26 Juillet à Washington DC.  De ce fait, il avait, au cours de ses tribunes publiées sur reveil-congo.net, proposé au gouvernement congolais de saisir cette opportunité pour solliciter que le forum AGOA 2026 soit organisé en RDC et dans bien d’autres parties du pays. Il se dit alors disposé à y apporter ses stratégies de réussite et d’implantation s’il est consulté.

« Des pays Africains qui ont organisé le Forum AGOA ont connu l’accroissement des investissements directs américains. La RDC peut utiliser l’AGOA pour attirer ces investissements en mettant en avant son accès privilégié au marché américain comme un avantage pour les investisseurs potentiels. Durant le Forum, les autres puissances économiques du monde seront intéressées sur les conclusions pour redéfinir leur politique économique avec l’Afrique subsaharienne et particulièrement la RDC. Enfin, l’organisation du Forum AGOA déplacera durant le temps de son organisation une bonne partie de Washington DC sur Kinshasa et attirera la presse du monde entier qui aura son attention braquée sur l’éléphant dans la salle », explique-t-il dans une récente tribune.

Dr. Ngoie en pleine plaidoirie pour le retour de la RDC dans l’AGOA, en 2020
Dr. Ngoie en pleine plaidoirie pour le retour de la RDC dans l’AGOA, en 2020

M. Joel Ngoie Nshisso plaide également pour que la RD Congo maintienne le cap sur des exportations en pompe des produits vers les USA tels qu’exige l’AGOA, de peur d’être exclue comme en 2011 pour non-respect de cahier de cette organisation. « Cependant en dépit de son retour dans la famille AGOA, notre pays continue à avoir des exportations très faibles vers les Etats Unis et manque une structure organisationnelle conforme aux exigences de ce programme capable non pas seulement de mettre en place des actions qui favorisent l’exportation des produits « Made In Congo DRC » en Amérique mais aussi de bénéficier des avantages qu’accordent ce programme aux pays membres et d’attirer les investissements des entreprises américaines vers notre pays » déplore-t-il.

La solution pourrait être envisagée à deux dimensions : d’abord une mise en place d’une organisation structurelle de l’AGOA au plan national, rédaction d’une politique efficace et l’appel au patronat congolais à saisir de cette opportunité pour exporter leurs produits vers les USA.

En Mars 2024, alors que L’ambassadrice américaine Lucy Tamlyn annoncait la nouvelle de l’éligibilité de la RDC à l’AGOA 2024, le Ministre Julien Paluku (à l’époque ministre de l’industrie) avait   souligné que le volume des échanges vers les USA est faible, soit seulement près de 200 millions de dollars américains par an.

Dans ses recommandations contenues dans ses tribunes pour le Forum de cette année, Professeur Joel Ngoie a invité les délégués du pays à « …s’efforcer de vendre The Congo DRC Value Proposition sur les minerais stratégiques, la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de l’environnement, la nouvelle génération des énergies renouvelables, le tourisme, la diaspora … ».

Il a poursuivi : « La demande des partenariats en matière de formation technique, de développement des infrastructures nécessaires pour améliorer la qualité et la quantité des productions locales et l’amélioration de la chaîne de valeur ».

L’opinion retiendra que dans le cadre de l’AGOA, les pays membres ont droit à deux types d’avantages : l’accès aux initiatives traditionnelles de l’AGOA et aux programmes socio-économiques énoncés par tout nouveau locataire de la Maison Blanche pour sa politique africaine. Les initiatives traditionnelles de l’AGOA touchent entre autres à l’éducation, la santé et l’agriculture, tandis que la politique américaine fait intervenir dans le développement des pays africains les programmes tels que :

–          Le Financement pour la lutte contre VIH/Sida et autres pandémies ;

–          Power Africa pour accroitre l’électrification pour usage résidentielle et commerciale ;

–          Prosper Africa, qui vise à ouvrir les marchés aux entreprises américaines, à développer la classe moyenne africaine, à promouvoir les opportunités d’emploi pour les jeunes ;

–          Le Financement à travers l’U.S. International Development Finance Corporation (DFC) pour relever les défis les plus critiques auxquels sont confrontés les pays émergents et spécialement l’Afrique subsaharienne.

Ces programmes et tant d’autres actions américaines à travers l’AGOA visent à créer une économie nationale forte et durable capable de créer des emplois, un marché national qui se suffit à lui-même et l’intégration dans le commerce international.

Aubin Kandembi

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