Des réactions fusent de partout, après les propos du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, tenus à Bruxelles avant son retour en RDC. Si les alliés de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social sont en train d’applaudir la position du président de la République, M. Maurice Likuo, le secrétaire Général du Mouvement des Démocrates Congolais (MDCO), formation politique de Gabriel Mokia (un parti qui soutient les actions de Félix Tshisekedi), considère que le silence aurait été mieux pour le Président que de se livrer à la presse. Car, selon lui, le chef de l’Etat s’était rendu en Belgique pour un suivi médical, souffrant de hernie discale.
« Le Chef de l’État ne devrait pas parler après son suivi médical, car il est allé en Belgique pour des raisons spécifiques de santé. Toute personne sortant d’un traitement doit observer du repos. Le pouvoir est important, mais la santé est encore plus essentielle. Le président doit avoir une bonne équipe de communication qui peut le contredire si nécessaire en cas de certaines décisions», a-t-il dit au cours de l’émission Polele Polele, de Flory Mbenga.
Et de poursuivre : « Ce qu’il a dit, il n’aurait pas dû le dire. Mais je me tais parce que nous sommes alliés. Nous ne sommes pas des alliés suivistes qui applaudissent même les choses qui ne sont pas encourageantes ».
À la question de répondre « Félix Tshisekedi avait -il raison d’indexer Kabila comme patron de l’AFC ? »
Pour Maurice Likuo, le lieu n’était pas approprié.
« Le Chef de l’État ne devrait pas tenir ces propos. En politique ou en diplomatie, les dossiers sensibles sont traités avec sagesse. En politique, il faut éviter la frustration. Qu’est-ce qui a empêché le président Félix Tshisekedi de discuter de vive voix avec Kabila au lieu de l’accuser officiellement ? Les deux camps pouvaient engager des diplomates pour discuter autour d’une table afin de trouver des solutions à ce problème. Connaissant Kabila, un politicien très malin… Les gens du type Kabila sont très dangereux. Les Américains sont derrière la guerre de l’Est, mais la RDC les a-t-elle déjà accusés publiquement ? »,
Contexte
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a accusé son prédécesseur, Joseph Kabila, d’être le cerveau du mouvement politico-militaire, Alliance Fleuve Congo (AFC ) de Corneille Nangaa, ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Dans une interview réalisée à Bruxelles mardi dernier et diffusée en direct sur la Radio Top Congo FM basé à Kinshasa, Félix Tshisekedi a déclaré que Joseph Kabila, qui a boycotté les dernières élections, a refusé de participer au processus démocratique et prépare maintenant une insurrection.
En réponse, Ferdinand Kambere, SG du PPRD a fait savoir que ces accusations sont sans fondement et constituent une triste déception. Ferdinand Kambere a ajouté que cela montre que le Président actuel a une compréhension limitée de la situation sécuritaire dans l’est du Congo.
AKAMUS

