La République Démocratique du Congo (RDC) fait face à une épidémie inquiétante de Mpox, avec un nombre croissant de cas et de décès dans plusieurs provinces du pays. Selon le dernier rapport présenté par le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, 610 décès ont été recensés depuis le début de l’année, dont 35 au cours de la seule semaine 33. À ce jour, 17 801 cas suspects ont été enregistrés, dont 200 nouveaux cas confirmés, ce qui porte le taux de létalité à 3,4 %.
La cartographie des provinces les plus touchées par l’épidémie met en évidence une propagation inquiétante à travers le pays. À l’Ouest, les provinces de l’Équateur, du Sud Ubangi et du Mai-Ndombe sont gravement affectées. À l’Est, le Sud-Kivu et le Nord-Kivu enregistrent également un nombre significatif de cas. Le Sud du pays, avec le Lualaba et le Haut Lomami, ainsi que le Centre, incluant Tshikapa, Tshopo, Sankuru, et le Kasaï, ne sont pas épargnés. Enfin, au Nord, les provinces de Mongala et de Nord Ubangi subissent également les effets de cette épidémie.
La transmission du virus Mpox peut se faire de trois manières : d’une personne à une autre, par contact direct avec des objets contaminés, et de l’animal à l’homme, ce qui est un mode de transmission bien connu dans le cadre des zoonoses.
D’après Roger Kamba, grâce aux efforts déployés par les équipes de riposte présentes dans les différentes provinces, la qualité des informations sur les cas s’est considérablement améliorée, ce qui est crucial pour contenir la propagation de l’épidémie et pour renforcer les mesures de prévention.
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AKAMUS

