Lors de l’ouverture de la session parlementaire à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Lundi 16 septembre 2024, le président de l’Assemblée, Vital Kamerhe, a vivement dénoncé l’occupation d’une partie du territoire congolais par des forces étrangères et les terribles conséquences humanitaires qui en résultent.
Dans son discours solennel au Palais du Peuple à Kinshasa, Vital Kamerhe a rappelé avec gravité que des régions entières du pays, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et la Tshopo, sont sous le joug de groupes armés. Cette situation, a-t-il souligné, constitue une véritable tragédie humanitaire, affectant des millions de Congolais.
« Chaque jour qui passe nous rappelle qu’une portion de notre territoire est occupée par nos agresseurs », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que les souffrances des populations locales ne doivent jamais être oubliées.
Le président de l’Assemblée nationale a dressé un tableau sombre de la réalité vécue par ces populations : plus de dix millions de morts, des villages entièrement rasés, des femmes et des filles victimes de viols, des biens pillés et des millions de déplacés forcés de vivre dans des camps insalubres.
« Une histoire sombre s’écrit avec le sang de nos mères, de nos frères et sœurs, de nos enfants, et même de nos vieillards sans défense », a-t-il déploré.
Kamerhe a également critiqué l’indifférence de la communauté internationale face à ce drame, rappelant que ces populations, en proie aux attaques récurrentes des groupes armés, continuent de souffrir dans une quasi-ignorance mondiale. Selon lui, les personnes déplacées vivent dans des conditions indignes, sans aucune protection adéquate contre les violences qui persistent, même dans les camps censés les abriter.
R.C

