Au sortir de ses échange avec Dieudonné Kamuleta (Président du Conseil Supérieur de la Magistrature ), le ministre d’État, ministre de la Justice, Constant Mutamba, a affirmé qu’aucun différend n’existe entre son ministère et le Conseil Supérieur de la Magistrature. Il a souligné que toutes les réformes qu’il initie sont conformes au cadre légal et bénéficient du soutien de cette haute instance judiciaire.
« Il n’y a aucun problème entre le ministère de la Justice et le Conseil Supérieur de la Magistrature. Tant que les mesures prises respectent la loi, le Conseil ne s’y oppose pas », a précisé le ministre.
Constant Mutamba, a également insisté sur l’importance des réformes en cours, qualifiées de « thérapie de choc » pour traiter les maux qui gangrènent le système judiciaire du pays. Ces réformes visent à renforcer la justice et à garantir son impartialité, un engagement partagé par l’ensemble des acteurs de la justice congolaise.
« Nous sommes unis pour démanteler ces réseaux au bénéfice de notre peuple et du chef de l’État », a-t-il ajouté avec fermeté.
En rappelant l’article 70 de la loi sur l’organisation des juridictions de l’ordre judiciaire, le ministre a souligné que le procureur général près de la Cour de Cassation est l’exécutant des injonctions du ministère de la Justice, particulièrement dans la lutte contre la criminalité et la délinquance économique et financière. Cela témoigne de la relation de collaboration étroite qui existe entre les deux instances.
Enfin, le ministre a évoqué l’une des grandes priorités du chef de l’État : l’adoption accélérée de la loi portant création et fonctionnement du parquet financier, une réforme essentielle pour renforcer la lutte contre la criminalité financière. Lors de sa rencontre avec le président du Conseil Supérieur de la Magistrature, cet enjeu a également été discuté, illustrant une volonté partagée d’améliorer le système judiciaire congolais.
Tigana KANKU

