Le gouvernement de la République Démocratique du Congo encourage la production locale de maïs pour sortir ses populations, notamment celles de la région du Kasaï, de la dépendance envers cette denrée de première nécessité.
Le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Économie Nationale, en séjour à Kananga, au Kasaï Central, a abordé cette question le jeudi 10 octobre 2024, lors d’un entretien avec la presse locale.
Daniel Mukoko Samba a fermement critiqué la méthode adoptée par plusieurs organisations internationales opérant dans le cadre de l’assistance humanitaire dans cette région du pays. En effet, ces ONG distribuent de l’argent aux paysans plutôt que de soutenir des projets agricoles.
« Une assistance humanitaire vise à résoudre une situation d’urgence sur une période de 3 à 6 mois, à maintenir les gens en vie, et à les réintégrer, le plus rapidement possible, dans leurs activités habituelles. Ainsi, le gouvernement ne cautionne pas cette pratique. Nous avons déjà engagé des discussions avec ces organisations humanitaires pour qu’une partie de cette aide soit convertie en soutien structurel. Au lieu d’acheter du maïs à l’étranger pour nourrir les populations rurales, nous devons encourager la production locale de maïs », a préconisé le chef du secteur de l’économie.
Le Vice-Premier Ministre, qui a salué la résilience des habitants du Kasaï, a également souligné que cette population subit une forte pression en raison des défis physiques, géographiques et économiques.
C’est pourquoi, Daniel Mukoko Samba a assuré que le gouvernement est conscient de cette situation et évite de trop s’appuyer sur la résilience de cette population.
« Il est impératif de rétablir les bases du développement dans cette région, notamment en réhabilitant les infrastructures routières, en particulier les routes de desserte agricole », a insisté Daniel Mukoko Samba.
Depuis le début de son séjour au chef-lieu du Kasaï Central dans le cadre de ses déplacements officiels, le Vice-Premier Ministre n’a cessé de réitérer son désir de voir la mise en place de chaînes de transformation des produits agricoles, notamment du maïs, et d’envisager des mécanismes pour désenclaver la région du Kasaï.
Stéphane Joël Kande

