Le 35ème anniversaire de la disparition de l’un des plus grands chanteurs de la rumba congolaise, Franco Luambo Makiadi, a été marqué par l’indifférence à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo. Samedi, lors d’un entretien avec l’Agence Congolaise de Presse (ACP), Herman Bangui Mbayo, expert en rumba congolaise et écrivain, a déploré l’oubli progressif de l’héritage artistique du légendaire musicien.
« Nous sommes à ce jour en train de perdre l’héritage artistique de Franco Luambo Makiadi. 35 ans après sa disparition, nous sommes surpris que cette date est commémorée dans l’indifférence totale par rapport à son héritage artistique. En lui seul, Luambo constitue un patrimoine culturel à préserver (…). Aujourd’hui, nous constatons que ce n’est pas dans la méditation que nous commémorons les 35 ans de la disparition de Luambo Makiadi mais plutôt dans l’oubli et l’indifférence totale. Lwambo, Grand Maître a urbanisé la musique congolaise. Il a ajouté des éléments modernes à la musique traditionnelle congolaise. Il a contribué au rayonnement de notre musique sur le plan international. C’est le plus grand auteur compositeur de la rumba congolaise », a déclaré M.Mbayo.
Selon lui, au lieu de méditer sur la richesse musicale léguée par le Grand Maître, Kinshasa semble avoir laissé cette mémoire s’effacer avec le temps.
Franco Luambo Makiadi, souvent surnommé le « Grand Maître », est largement reconnu pour avoir modernisé la musique congolaise. Il a su fusionner les éléments traditionnels avec des sonorités modernes, contribuant ainsi au rayonnement international de la rumba congolaise. Auteur-compositeur prolifique, Franco a laissé un répertoire inégalé, façonnant l’identité musicale de la RDC et inspirant plusieurs générations.
Téfia NAKATALA

