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Justice

Megestion des fonds : Nicolas Kazadi dans le viseur des « députés »

Nicolas Kazadi Kadima, le désormais ex-ministre des Finances et député national, élu de Miabi dans le Kasaï Oriental est visé par une motion. Le député national Prince Willy Mishski, élu de Walikale, se charge du cas Nicolas Kazadi, accusé de détournements de fonds au sein de ce ministère.

Avec le concours de ses 52 collègues, l’élu de Walikale affiche une détermination sans faille à exiger des comptes des responsables politiques qui se sont montrés indélicats dans la gestion des deniers publics. En mettant Kazadi sur la sellette, ces élus entendent dénoncer des pratiques qu’ils jugent inacceptables au sein de l’administration publique.

Dans une déclaration empreinte de fermeté, Willy Mishiki souligne l’importance de respecter les mandats qui ont été confiés par les électeurs.

« Nous sommes des élus dignes de la République. Nous voulons quand même que les gens qui nous ont mandatés puissent être fiers de nous. Nous faisons juste notre exercice parlementaire. Nous avons une réunion avec la commission ECOFIN de notre Assemblée, pour échanger sur les griefs que nous avons formulés contre Aimé Boji, qui violent les dispositions de notre Constitution, la loi de finances, et même l’ordonnance fixant les attributions du ministère », argumente-t-il.

D’autre part, il insiste sur le fait que le Parlement ne doit pas devenir un refuge pour les criminels. « C’est vrai qu’on dit que ce n’est pas Boji, c’est Nicolas Kazadi. Après Boji, nous allons initier une autre motion contre Kazadi, pour démontrer que le Parlement n’est pas un refuge pour les criminels », ajoute-t-il.

Prince Willy Mishiki a également évoqué une réunion imminente avec la commission ECOFIN de l’Assemblée nationale pour discuter des griefs formulés contre Aimé Boji qui, selon eux, violent les dispositions de la Constitution et de la Loi de Finances. En parallèle, la préparation de la motion contre Kazadi montre que les préoccupations vont au-delà d’un simple cas isolé, mais s’inscrivent dans une volonté plus large de réformer la gestion des finances publiques.

Alors que le ministre d’État, ministre du Budget, Aimé Boji, était devant la représentation nationale pour présenter l’économie du projet de loi rectificative de la loi de finances 2024, cette situation met en lumière des tensions croissantes au sein de l’Assemblée nationale. Les élus espèrent que l’examen de cette motion en plénière sera rapide, pour que des mesures adéquates soient prises contre ceux qui ont failli à leur devoir.

Avec le Potentiel 

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