Boswa Isekombe refait surface avec ses tribunes pointues et volumineuses, analysant et explorant les sociétés du monde pour y apporter des solutions selon le paradigme communiste. Dans sa dernière réflexion, dont une copie est parvenue au Magazine Réveil Congo, il expose sa vision de la véritable révolution. Bien que son langage reste quelque peu vague quant au contexte précis d’application de ces principes, que ce soit du reste du monde ou au Congo-Kinshasa (en particulier dans le climat actuel de controverse autour de la révision constitutionnelle), il réaffirme ici la véritable essence de la révolution.
Pour lui, il s’agit d’un renversement radical des structures injustes, et non d’un simple changement d’acteurs. La révolution, insiste-t-il, doit viser l’instauration d’un socialisme authentique, qui place le peuple au centre et s’oppose à toute forme de manipulation ou d’opportunisme. Le véritable révolutionnaire, selon Boswa, est celui qui, porté par les masses, lutte inlassablement pour une société plus juste. À nos lecteurs de tirer leurs propres conclusions à l’issue de cette lecture.
RÉVOLUTION OU MANIPULATION ? ES-TU RÉVOLUTIONNAIRE OU UN MANIPULATEUR ? QUI SUIS-JE ?
La révolution est un changement brusque d’un système politique et non un simple remplacement des animateurs des institutions de la République. La révolution est une révolte, mais une révolte fondée sur la raison. Elle symbolise parfois un désordre pour remplacer des règles injustes par des règles justes. Elle restaure les droits et la justice.
La révolution doit toujours renverser les causes d’injustice dans une société. Si votre révolution devient amie des impérialistes et de leurs valets locaux, vous êtes un véritable manipulateur et non un révolutionnaire.
C’est une ignorance de parler de révolution lorsque le capitalisme, l’égoïsme, l’individualisme, l’hypocrisie, la coterie tribale et le régionalisme forment l’ossature de la politique des opportunistes. Un arriviste bourgeois n’est pas un révolutionnaire ; ses discours peuvent être interprétés comme de la manipulation des masses.
Nous sommes dans une révolution pour la conquête du socialisme scientifique, car la société capitaliste signifie l’enfer sur Terre. Le socialisme fait l’existence et la vitalité de notre peuple. Si une révolution porte en son sein des individus indolents, débauchés, opportunistes, arrivistes bourgeois, cette société socialiste risquerait de dégénérer et de retourner au capitalisme. La société capitaliste est teintée de manipulateurs.
Une révolution qui veut maintenir le peuple dans l’ignorance est une escroquerie politique. Maintenir le peuple dans l’ignorance n’est pas une révolution, mais le fruit d’une grande manipulation. L’endoctrinement d’un peuple par les acteurs politiques d’un État n’est pas le fruit d’une révolution.
L’objectif de notre révolution est l’instauration du socialisme, car le socialisme donne vitalité et espoir. Le socialisme est un paradis où les gens vivent en harmonie et découvrent les valeurs authentiques de la société à travers les actes posés par les uns en faveur des autres. Une révolution socialiste fait la promotion de l’homme. Le citoyen devient maître de cette société.
Par révolution, on n’attend pas seulement le renversement de l’ancienne société et l’instauration d’un nouveau régime. Substituer ce qui est nouveau à ce qui est vieux dans les domaines idéologique, technique, technologique et culturel est aussi une révolution. On fait la révolution pour permettre aux citoyens de mieux vivre dans la société. Un révolutionnaire est un grand homme politique des grands défis ; il peut même sacrifier sa vie au nom de la justice, du bien-être de tous, car mourir en héros équivaut à l’immortalité.
La révolution, c’est un parcours incessant vers la victoire, au milieu de l’alternance des insuccès et des succès, de la progression et du recul, des essors et des échecs. La révolution n’est pas un plateau d’or, ni un chèque en blanc, mais un parcours de combattants qui ne lâchent pas le combat jusqu’à la victoire. Un lâche et un poltron ne peuvent pas devenir révolutionnaires. Un révolutionnaire est un guerrier qui ne lâche pas la bataille jusqu’à la victoire. Malgré les échecs, il croit toujours en la victoire, car sa persévérance est une grande stratégie pour la victoire.
Créer une belle vie pour les citoyens d’une société est une grande révolution. Il faut créer une vie dans la lutte, en liant ainsi la lutte et la vie pour enfin réaliser le progrès et la prospérité de la société. Telle est la révolution.
La révolution ne peut être ni exportée ni importée ; elle ne peut être accomplie par des étrangers. Les missions internationalistes sont des stages pour découvrir les réalités des autres révolutionnaires dans leurs sociétés. En principe, la révolution est accomplie pour et par les masses populaires. Ainsi, un révolutionnaire sans masses populaires autour de sa politique est un escroc politique. Les masses populaires sont les maîtres de la révolution et du développement du pays, et recèlent en elles-mêmes la force de se promouvoir.
Toute révolution, à son début, aussi grande soit-elle, naît de l’action d’un petit nombre de pionniers autour desquels se rassemblent peu à peu les masses : un militant en fait dix, dix en font cent, cent en font mille. Ainsi, grâce à la mise en mouvement des masses, la révolution remporte-t-elle finalement la victoire.
Es-tu révolutionnaire ? As-tu des masses autour de toi ? Connais-tu les manœuvres dilatoires de la contre-révolution et de la cinquième colonne ? Le sauve-qui-peut des poltrons ne peut déterminer le reflux de la révolution. Quelle est ta vision de la révolution ? Un révolutionnaire doit unir les masses populaires. Il doit parler le langage des masses, mais doit rester à la hauteur des attentes de la population. Qui suis-je pour toi ?
Salutations rouges.
Boswa Isekombe Sylvère
Secrétaire Général du Parti Communiste Congolais, le lion au cœur rouge

