La société civile de la province du Nord-Kivu a manifesté son opposition à l’annonce du chef de l’État, Félix Tshisekedi, à Kisangani, concernant la révision de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Le président de la société civile des forces vives du Nord-Kivu, John Banyene, qualifie ce projet de « moquerie » envers une population meurtrie dans l’Est du pays. Il estime qu’il serait plus important de se concentrer sur la restauration de la paix et de la sécurité pour permettre aux populations déplacées de retourner dans leurs territoires et villages respectifs.
« La modification de la Constitution est une moquerie pour nous, un peuple meurtri dans l’Est de la RDC. Nous soutenons le chef de l’État pour le développement et la restauration de la paix et de la sécurité, mais dans le cas contraire, il pourrait subir le même sort qu’en 2016 et 2018, car le peuple congolais n’est pas naïf », a-t-il déclaré.
M. Banyene a également exprimé sa déception face au revirement du président Tshisekedi, qui s’était lui-même opposé à ses prédécesseurs lorsqu’ils tentaient de modifier la Constitution.
« Il a été élu pour exercer son mandat, qu’il s’efforce de réaliser au moins 50 ou 60 % de ses promesses », a-t-il ajouté.
John Banyene craint que ce projet de révision ne crée un climat favorable aux agresseurs de la RDC et insiste sur le fait que les Congolais ont avant tout besoin de meilleures conditions de vie, de développement et de l’amélioration des infrastructures de base.
Uwase Diane

