Depuis Kisangani, en passant par Lubumbashi et désormais Kipushi, Félix Tshisekedi maintient une ligne claire : la réflexion sur la Constitution est une nécessité, et aucune pression ne l’empêchera de défendre cette cause. Le Président Félix Tshisekedi a, une fois de plus, affirmé sa position sur la révision de la Constitution lors d’un meeting tenu dimanche dans le territoire de Kipushi, au Haut-Katanga.
S’adressant à une foule enthousiaste, il a dénoncé les critiques empêchant tout débat sur ce sujet sensible, estimant qu’une telle interdiction constitue une offense à l’intelligence des Congolais.
« Je considère que c’est une injure à l’endroit de l’élite congolaise de nous interdire de réfléchir sur notre Constitution », a martelé le Chef de l’État, sous les ovations de la population. Cette déclaration fait écho à son discours prononcé la veille à Lubumbashi, où il avait souligné l’importance de réviser la Constitution pour permettre un nouvel élan à la République démocratique du Congo.
Dans son adresse, majoritairement consacrée à la jeunesse, Félix Tshisekedi a mis en garde contre les manœuvres visant à déstabiliser le pays. « Ne vous laissez pas manipuler par ceux qui veulent déstabiliser notre pays », a-t-il lancé, exhortant les jeunes à défendre les intérêts de la nation.
Ce meeting populaire s’est tenu peu après l’inauguration de l’usine minière Kico (Kipushi Corporation), située à 30 kilomètres de Lubumbashi. L’événement marque une étape importante pour le secteur minier, que le Président considère comme un pilier stratégique du développement économique du pays.
Une révision pour une Constitution adaptée
Revenant sur ses motivations, Félix Tshisekedi a réitéré que cette démarche vise à doter la RDC d’une Constitution mieux adaptée aux réalités nationales et capable de garantir un fonctionnement efficace des institutions.
À ceux qui l’accusent de chercher un troisième mandat, le Président a répondu sans ambiguïté : « Je ne suis pas venu pour m’éterniser au pouvoir. Tout ce que je fais, tout ce à quoi je pense, c’est au bonheur de mes compatriotes et au développement de mon pays, parce qu’un jour je vais devenir ex-président et je veux vivre dans mon pays auprès des miens. »

