Image default
Politique

Fayulu invite Tshisekedi à convoquer un dialogue incluant Kabila, Nangaa, opposition non armée…pour sauver le pays

Martin Fayulu, opposant congolais, a qualifié jeudi, l’accord de Washington, signé le 4 décembre 2025 entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi, de piège tendu par le président rwandais pour s’extirper du spectre des sanctions sévères qui menaçaient le Rwanda.

Selon lui, il s’agissait d’un texte déséquilibré qui n’a pas empêché la reprise des combats au Sud-Kivu. Dans un entretien accordé à France 24, il a accusé les deux dirigeants d’être responsables de cette situation et a plaidé pour l’organisation d’un dialogue national inclusif incluant Joseph Kabila afin de préserver l’intégrité territoriale de la RDC face à ce qu’il considère comme une menace de balkanisation.

Fayulu a expliqué que la reprise des hostilités juste après la signature n’était pas un accident mais prévisible, estimant que l’accord était un piège que Kagame aurait tendu à Tshisekedi. Il a lié cette manœuvre aux sanctions internationales contre le Rwanda et à la résolution 2773 de l’ONU, affirmant que Kagame poursuivait ce qu’il décrit comme une guerre économique et une guerre des terres visant à s’emparer des ressources congolaises.

Concernant le rôle de Donald Trump, Fayulu a indiqué que le président américain ne devait pas être considéré comme complice, mais que ce dernier souhaitait un accord de partenariat stratégique RDC-USA sans avoir pleinement compris les intentions de Kagame. Il a également accusé le Rwanda de soutenir le M23 et l’AFC, tout en estimant que Tshisekedi avait sa part de responsabilité pour avoir refusé de renforcer la cohésion nationale, ajoutant que, selon lui, plusieurs acteurs étaient coupables dans cette crise.

L’opposant a mis en garde contre un projet de balkanisation de la RDC, affirmant que Kagame visait les Kivu, tandis que d’autres acteurs pourraient s’attaquer à l’Ituri. Il a réclamé l’application stricte de la résolution 2773, demandant au Rwanda de cesser tout soutien au M23 et à l’AFC, et exigeant que ces mouvements quittent toutes les positions conquises. Il a estimé que, sans ces mesures, aucune paix durable ne pourrait s’installer dans cette crise qualifiée de sous-régionale.

Fayulu a insisté sur la nécessité d’un dialogue national inclusif, qu’il juge plus pertinent que celui de Doha, et a rappelé que le peuple congolais avait été largement oublié dans les négociations, malgré les pertes humaines importantes. Il a proposé d’inclure Kabila, ancien dirigeant du pays pendant 18 ans, ainsi que tous les acteurs armés et les représentants de la société civile, pour former un « camp de la patrie » chargé de défendre l’unité nationale.

Bien qu’il ait exprimé sa crainte d’un effondrement, d’une balkanisation et d’une dislocation du pays, Fayulu a affirmé que dans l’esprit des Congolais, le Congo devait demeurer uni et indivisible. Il a appelé à une cohésion nationale de Goma à Kinshasa pour contrer les agressions et renforcer un sentiment de vivre-ensemble toujours présent dans la population.

Articles similaires

Sénat : le rapport de la Commission spéciale chargée d’élaborer le Règlement Intérieur déclaré recevable

Rédaction

Répression meurtrière de Goma: le bilan s’alourdit , de 43 à 51 morts. Faut-il craindre à une centaine de victimes?

Rédaction

RDC : Joseph Kabila sort de son silence et charge le pouvoir de Tshisekedi

Rédaction

Crise politique, sécurité, économie : Martin Fayulu et Prince Epenge mobilisent la jeunesse estudiantine !  

GLMLuban

Affaire Matata Ponyo : Vital Kamerhe recadre à nouveau Dieudonné Kamuleta et décide de partir le rencontrer

Rédaction

Élection de la RDC au CDH de l’ONU : L’opposition boude, le camp Tshisekedi bondit !

Rédaction