Lors d’un point de presse tenu le Jeudi 13 février, le ministre de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba a peint un tableau alarmant sur la crise humanitaire qui frappe les provinces du Nord et Sud-Kivu, causée par l’agression rwandaise dont la République Démocratique du Congo est victime.
Cette situation, à ses dires, ne fait qu’augmenter les risques des citoyens d’être touchés par les épidémies, à l’instars du choléra.
Il a brossé le bilan dans les secteurs de santé : « Nous avons dans nos structures plus de 4000 de blessés, nous avons dans nos morgues plus de 939 corps. Nous avons enterré plus de 500 corps. La zone de Nyragongo est actuellement inaccessible en raison de la situation sécuritaire ».
Et de poursuivre : « le carnage est au-delà de 3000 décès ».
Et de renchérir : « Sur un total de 143 malades Mpox, le ministère de la santé n’a retrouvé que 33 malades suite aux attaques des rebelles ».
Parlant des poches de sang qui devront être acheminées au Nord -Kivu, il a assuré que plus de 2900 poches ont été recueillies. Il a annoncé qu’à bientôt une campagne sera faite dans différentes zones de santé et dans les cliniques afin de permettre à la population de donner de leur sang.
Le ministre Roger Kamba a renseigné que plus de 88 cas de choléra ont été signalés. Il a déploré des actes de vandalisme de la part des rebelles qui se sont pris sur des structures sanitaires.
« Nous avons les moyens pour prendre en charge le choléra mais malheureusement les rebelles ont pillé les intrants dans les centres. Pour tous les cas, nous serons à court des intrants la semaine en huit, mais les partenaires dont notamment l’OMS a accepté de nous approvisionner en intrants », a-t-il indiqué.
Il note , par ailleurs, des conséquences globales du retrait de l’USAID et de l’OMS du système de santé mondial et de la RDC. Pour pallier cette crise, il a fait savoir qu’une commission au sein du ministère de la santé est déjà mise en place pour ce faire. En outre, le gouvernement congolais mobilise actuellement la société civile, les mandataires publics, les grands groupes qui disponibilisent de carburant, les intrants qui seront acheminés.
Alors que les intrants actuellement disponibles sont en voie d’épuisement, le gouvernement congolais a obtenu de l’OMS et d’autres organisations internationales les garanties d’être approvisionnés dans les semaines à venir. Cependant, les défis résidaient dans l’acheminements de ces produits qui devraient transités par Nairobi et Kigali. Selon le ministre Roger Kamba, l’OMS a pris langue avec Kigali mais ce dernier a exigé des taxes exorbitantes.
AKAMUS

