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Politique

RDC : Joseph Kabila toujours préoccupé de revenir au pouvoir

Lors d’une interview exclusive accordée à NBC News ,  à l’aéroport international Hosea Kutako de Namibie, l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a partagé ses réflexions sur l’avenir de son pays, les défis sécuritaires et son rôle dans la région africaine. Ces propos ont été tenus à la suite de sa participation aux funérailles de l’ancien président namibien, Dr Sam Nujoma, une figure emblématique de l’indépendance de la Namibie.

Interrogé sur ses projets personnels et politiques, Joseph Kabila a répondu avec philosophie : « Seul Dieu connaît mon futur. Notre intention est de continuer à servir notre peuple, notre pays et notre région. »

À 53 ans, le leader du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) reste, selon ses partisans, un acteur clé de la scène politique congolaise et africaine. Il a réaffirmé son engagement à œuvrer pour le bien-être des Congolais et à contribuer à la stabilité de l’Afrique.

Kabila a rappelé les défis auxquels il a dû faire face lors de son arrivée au pouvoir en 2001, une période marquée par la présence de multiples armées étrangères et de groupes armés sur le territoire congolais.

« Notre décision en 2001 était de croire que toutes les armées étrangères devaient quitter le Congo, afin d’obtenir la paix et de donner aux Congolais la flexibilité pour parler de ce qui s’appelle la paix », a-t-il expliqué.

Cette décision, selon lui, a permis au pays de retrouver une certaine stabilité, grâce au retrait progressif des troupes étrangères et au soutien des partenaires internationaux, notamment les États-Unis.

Cependant, face à la crise actuelle en RDC, Kabila s’interroge : « Est-ce la même thérapie qui peut, ou qui va fonctionner, le même miracle aujourd’hui ? »

Il a souligné l’importance de la souveraineté nationale, déplorant la présence de sept armées étrangères, de mercenaires et de centaines de groupes armés sur le sol congolais.  Quand vous avez une telle mixture, c’est une situation indésirable », a-t-il déclaré.

Le président Joseph Kabila a partagé des conseils tirés de son expérience, notamment celle de l’accord de paix signé en 2008 avec les groupes rebelles de l’Est du Congo. Pour lui, la solution à la crise actuelle doit venir des Congolais eux-mêmes.

« Mon conseil, si quelqu’un voulait mon conseil sur ce sujet, c’est d’appeler les Congolais. Ils savent mieux, ils savent le mieux, parce qu’ils sont déjà là. Ils ont monté cette montagne, ils sont allés dans la vallée, c’est une autre montagne à monter », a-t-il affirmé.

Il a également insisté sur trois étapes clés pour parvenir à la paix :

1. Impliquer les Congolais : « Aucun médiateur vous dira qu’il ou elle connaît le Congo mieux que les Congolais. »

2. Évaluer la bonne volonté des acteurs : « Comment jugez-vous la bonne volonté, les bonnes intentions des acteurs ? »

3. Garantir des solutions durables : « Quelles sont les garanties que ce que vous faites va définitivement, à la fin, apporter la paix dont nous parlons ? »

Kabila a également exprimé sa vision pour l’Afrique, soulignant que les défis de la RDC et de la Namibie ne peuvent être résolus isolément. « Ce que nous devons regarder, ce n’est pas seulement nos petits pays, mais le continent en général, parce que nous sommes plus grands, plus forts en tant qu’Africains. »

Il a réaffirmé son engagement à continuer de servir non seulement son pays, mais aussi la région africaine dans son ensemble.

Le PPRD rejette un gouvernement d’union nationale

Pendant ce temps, en RDC, le PPRD, le parti de Kabila, a fermement rejeté l’idée d’un gouvernement d’union nationale, proposée par le président Félix Tshisekedi. Dans un communiqué, le parti a déclaré : « La constitution d’un Gouvernement dit d’Union Nationale ne constitue aucunement une solution à la crise actuelle. De 1960 à ce jour, les gouvernements d’union nationale n’ont jamais apporté des solutions pérennes aux crises qu’a connu notre pays. »

Le parti a également dénoncé les accusations portées contre Joseph Kabila par le régime du président Félix Tshisekedi, les qualifiant de « machination délibérée » et de « analyse superficielle et viciée ».

Le PPRD a réaffirmé son soutien à son leader, tout en appelant à des solutions durables pour le pays.

AKAMUS

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