Après avoir remporté plusieurs projets du gouvernement central à exécuter dans la province du Kasaï Central, l’entreprise Safrimex fait face à de nombreuses difficultés, notamment à la tracasserie de certains services publics de l’État en province.
Selon nos investigations, plusieurs services provinciaux compliquent la tâche aux responsables de Safrimex, en imposant des taxes et impôts jugés excessifs, ainsi qu’une surfacturation de certains travaux dans la ville de Kananga.
Depuis son installation à Kananga, Safrimex a recruté plus de 2 000 employés, tous assurés auprès de la Sonas, à travers différents projets en cours d’exécution.
Malgré les efforts déployés par l’entreprise, plusieurs services publics continuent de lui réclamer des taxes et impôts aux montants exorbitants, compliquant davantage son fonctionnement.
D’après nos sources au sein de Safrimex, l’évolution de ces projets repose actuellement sur le financement propre de l’entreprise. De nombreuses factures introduites auprès du gouvernement central n’ont toujours pas été honorées.
À ce rythme, ces projets risquent de subir le même sort que celui du programme Tshilejelu, abandonné depuis le départ de l’entreprise chinoise CREC 7, sans qu’aucun progrès notable n’ait été enregistré jusqu’à ce jour.
Face à cette situation, les autorités compétentes sont appelées à prendre des mesures urgentes pour garantir une meilleure collaboration et assurer l’aboutissement des projets en cours dans la province.
Stéphane Joël Kande

