Depuis cinq jours, plusieurs communes de l’Est de Kinshasa, notamment Masina, Kimbanseke et Matete, font face à une grave pénurie d’eau potable. Contraints de parcourir de longues distances pour s’approvisionner, de nombreux habitants reviennent souvent les mains vides, épuisés et désemparés devant une situation qui s’aggrave jour après jour.
À l’origine de cette crise, les fortes pluies qui se sont abattues sur la capitale le week-end dernier. À Matete, dans le quartier de Debonhomme, des dizaines de jeunes sillonnent les rues, bidons vides à la main, à la recherche du moindre point d’eau. Certains affirment ne pas s’être lavés depuis deux jours.
La vie quotidienne devient un véritable parcours du combattant. Une mère de famille, rencontrée alors qu’elle lavait la vaisselle, témoigne :
« L’eau ne sort plus. Nous ne pouvons plus utiliser les latrines, ni nettoyer nos maisons. Même pour cuisiner, c’est un problème », explique-t-elle, visiblement dépassée.
À Sans-Fil, dans la commune de Masina, des femmes se bousculent autour des rares forages disponibles, pendant que de jeunes habitants patientent toute la journée pour quelques litres. À Pascal, dans la commune de Kimbanseke, plusieurs familles n’ont d’autre choix que de puiser l’eau de la rivière Mokali pour la cuisine et les travaux ménagers.
Des interventions en cours
Face à cette situation critique, des travaux de réparation ont été entamés au poste de captage de la Regideso sur la rivière Ndjili.
Dans un communiqué publié mardi 8 avril au soir, le ministère de l’Intérieur a annoncé que des interventions étaient en cours pour restaurer les services essentiels.
« Toutes les usines de la Regideso sont désormais alimentées », indique le communiqué, promettant un retour progressif à la normale.

