Kinshasa suffoque chaque jour sous le poids d’un désordre routier devenu insupportable. Les embouteillages interminables, l’anarchie générale, l’indiscipline des conducteurs, l’inefficacité des policiers de la circulation et l’absence totale de solutions durables composent désormais le quotidien de millions d’habitants de la capitale congolaise.
Dans une sortie musclée, Martin Fayulu n’a pas mâché ses mots. Il s’interroge sur l’identité réelle du responsable de la circulation routière dans la ville, pointant du doigt une gestion qu’il qualifie de catastrophique. Pour lui, ce chaos n’est pas une fatalité, mais le résultat d’une incompétence politique manifeste, entretenue dans une indifférence aussi scandaleuse qu’inacceptable.
Fayulu fustige l’absence de vision et de mesures concrètes pour désengorger la ville. À ses yeux, la fameuse mesure d’alternance des plaques d’immatriculation paires et impaires n’est qu’un cache-misère, un palliatif inefficace face à une situation structurellement dégradée. Il appelle à une véritable volonté politique, à des actions structurantes et à une réforme sérieuse du système de gestion routière.
Il propose des pistes claires : l’installation effective de feux de circulation, la formation rigoureuse des agents de la police de circulation, la régulation des carrefours et ronds-points stratégiques, la réhabilitation des routes existantes, la construction de nouvelles infrastructures et, surtout, la relance du train urbain comme alternative aux transports individuels.
Pour Fayulu, dans un État digne de ce nom, l’échec aussi flagrant dans la gestion d’un service public vital devrait conduire à des démissions immédiates. Il rappelle que gouverner, c’est prévoir, mais aussi assumer.
Alors que Kinshasa s’enlise dans une paralysie routière chronique, l’opposant tire la sonnette d’alarme : il est temps de sortir du bricolage et de replacer l’intérêt des Kinois au cœur des priorités. Car, conclut-il, « Kinshasa mérite mieux que cette honte routière devenue norme. »

