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Économie

RDC : comprendre le fonctionnement du Bureau Central de Coordination (BCECO) : Rôle, cadre réglementaire et perception erronée dans l’exécution des projets publics

Dans un contexte de confusion entretenue par certains discours politiciens, surtout les élites du Kasaï-Central, il devient urgent de rétablir la vérité sur le rôle réel du Bureau Central de Coordination (BCECO). Créé par décret en 2001, cet organe public placé sous la tutelle du Ministère des Finances est au cœur de la gestion des projets d’investissement public en RDC. Pourtant, au Kasaï Central, il est régulièrement l’objet d’amalgames, accusé à tort de détenir des fonctions de financement direct. Cette tribune entend clarifier son mandat, dénoncer les dérives de certains acteurs locaux, et appeler à une responsabilité collective face aux défis du développement. Bonne lecture !


Créé par le Décret n°039/2001 du 8 août 2001, le Bureau Central de Coordination (BCECO) est un service public placé sous la tutelle du Ministère des Finances.

De la mission du BCECO

Ce service public de l’État a pour mission première d’assurer la coordination, la gestion technique, administrative et financière de projets de développement financés par le gouvernement congolais et ses partenaires techniques et financiers, conformément aux textes en vigueur.

La perception des acteurs politiques au Kasaï Central 

Malgré les statuts de ce service public, certains acteurs politiques du Kasaï Central continuent de confondre le BCECO avec une institution bancaire, allant jusqu’à le qualifier, à tort, de structure de financement ou de décaissement direct des fonds pour l’exécution des projets.

Ces affirmations dénotent une méconnaissance grave de son mandat légal et alimentent des discours politiciens infondés.

Rôle et base légale du BCECO dans l’exécution des projets

Le BCECO intervient en qualité de Maître d’Ouvrage Délégué (MOD) dans le cadre de projets d’investissement public, tel que prévu par le Décret n°039/2001, mais également conformément à la Loi n°10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics.

À ce titre, il est chargé de la mise en œuvre technique et de la passation des marchés, selon des procédures transparentes, en conformité avec les normes nationales et les exigences spécifiques des bailleurs (Banque mondiale, BAD, UE, etc.).

Le BCECO ne détient pas de compte de décaissement autonome, et n’est en aucun cas l’organe qui paie les entreprises contractantes.

Les décaissements sont effectués exclusivement par le Ministère des Finances, selon les procédures du Régime Général de la Comptabilité Publique (Loi n°11/011 du 13 juillet 2011) et des accords de financement en vigueur.

*Les dérives de certains acteurs politiques : ignorance ou stratégie*

Au Kasaï Central, notamment à Kananga, le BCECO devient fréquemment la cible de critiques politiques, souvent utilisées comme levier de communication populiste, dans une stratégie de positionnement personnel.

Ces accusations sont parfois portées par des élus ou cadres locaux incapables de démontrer une quelconque malversation fondée, mais prompts à désigner des “ennemis publics” pour masquer leur propre bilan.

Pire encore, nombre de ces “donneurs de leçons” ont eux-mêmes été impliqués ou éclaboussés dans des dossiers de mauvaise gestion ou de détournements présumés, notamment dans le cadre des projets d’urgence du programme des 100 premiers jours du Président de la République.

Appel à la responsabilité citoyenne

Il est important que la population du Kasaï Central fasse preuve de lucidité, de responsabilité et de vigilance.

Le développement local passe par la bonne exécution des projets publics, ce qui suppose un climat de stabilité institutionnelle, de collaboration entre les parties prenantes, et de respect du droit public.

Le BCECO, en tant qu’agence d’exécution déléguée du gouvernement central, mérite d’être jugé sur base de faits objectifs et dans le strict cadre légal. Il ne revient ni à un député provincial, ni à une assemblée provinciale, d’exercer un contrôle direct sur un organe national hors de leur compétence territoriale,
conformément à la constitution du pays « article 205 » qui interdit formellement à une assemblée provinciale de légiférer sur une matière relevant de la compétence du pouvoir central ainsi que la Loi organique n°08/012 du 31 juillet 2008 portant organisation et fonctionnement des provinces.

Le BCeCO n’a pas pour mission de developer le Kasaï Central, ceci est le role de ses elus (Gouvernement Provincial et Assemblee Provinciale) a qui le legislateur a cédé une partie des Ressources don’t old ont la charge de collecter et de financer le programme de development sur base duquel ils ont ete elus.

Le développement n’est pas une affaire d’attaques politiciennes ou de rumeurs. Il repose sur des institutions solides, des responsabilités bien définies, et la rigueur dans l’exécution.

La population est donc appelée à se désolidariser des manipulations et à soutenir la mise en œuvre effective des projets en cours, pour l’intérêt collectif.

Stéphane Joël Kande

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