Le président rwandais, Paul Kagame, a affirmé vendredi qu’il n’était pas certain que l’accord de paix négocié sous l’égide des États-Unis avec la République démocratique du Congo soit effectivement respecté. Cet accord prévoit notamment le retrait des troupes rwandaises de l’Est de la RDC. L’ONU accuse ces troupes de soutenir les rebelles du M23, qui ont conquis plus tôt cette année les deux principales villes de la région.
De son côté, Kigali réfute tout appui au M23 et soutient que ses forces interviennent uniquement pour se défendre face à l’armée congolaise et aux milices hutus impliquées dans le génocide de 1994, en particulier les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR).
Devant la presse, Kagame a insisté sur la volonté de son pays de mettre en œuvre cet accord, tout en avertissant qu’un échec restait possible si Kinshasa ne respectait pas sa part, notamment la neutralisation des FDLR.
« Si nos partenaires ne tiennent pas parole et que le problème persiste, nous le gérerons comme nous l’avons toujours fait », a-t-il déclaré.
Kagame a également salué l’implication de l’administration Trump dans le processus de médiation, soulignant :
« Si cela échoue, ce ne sera pas de leur faute. »
Par ailleurs, le gouvernement congolais et le M23 ont annoncé jeudi l’envoi de nouvelles délégations au Qatar pour poursuivre les pourparlers parallèles, dans l’espoir de mettre fin à un conflit qui a déjà fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes depuis janvier.
Tigana Kanku

