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Politique

Augustin Kabuya s’en prend au Cardinal Ambongo et révèle un complot du général Tshiwewe contre Félix Tshisekedi

Dans une sortie controversée qui secoue déjà la scène politique congolaise, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a frappé fort ce mardi 16 juillet 2025 à Kinshasa.

Face à la presse et membres de l’UDPS, le bras droit politique du chef de l’État a accusé le général Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des FARDC, d’avoir planifié l’élimination physique du président Félix Tshisekedi.

« Christian Tshiwewe a voulu éliminer le chef de l’État et il l’a reconnu lors de son interrogatoire par les services compétents », a affirmé Kabuya, sans toutefois fournir de preuve tangible pour étayer ses dires. Pour l’heure, ni la justice militaire ni le parquet n’ont confirmé ces révélations, mais ces accusations, explosives, interviennent dans un climat de méfiance grandissant entre certaines franges de l’armée et le pouvoir civil, à quelques mois d’importantes échéances politiques.

Dans la même foulée, Augustin Kabuya a également jeté une nouvelle pierre dans le jardin de l’Église catholique en s’attaquant frontalement au cardinal Fridolin Ambongo. Devant ses partisans, le secrétaire général de l’UDPS a qualifié l’archevêque de Kinshasa d’« incrédule haineux » au service du Rwanda, l’accusant de jouer un rôle actif dans l’opposition au président Tshisekedi.

Selon Kabuya, le cardinal Ambongo ferait partie de ceux qui rejettent l’accord de paix signé entre Kinshasa et Kigali, estimant que ses critiques servent avant tout les intérêts du Rwanda et de ses relais à l’intérieur du pays. « Ambongo est conduit par l’esprit de l’incrédulité. Il ne comprend pas que Tshisekedi est un enfant de Dieu et qu’il a une mission pour ce pays », a martelé Kabuya, avant de réclamer que « ceux qui se cachent derrière la parole de Dieu » assument désormais leur rôle d’acteurs politiques.

Si le prélat n’a pas encore réagi, cette nouvelle escalade verbale augure de nouvelles tensions entre le pouvoir et la hiérarchie catholique, déjà critique envers la gouvernance actuelle et la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

À Kinshasa comme à l’étranger, ces sorties spectaculaires risquent de nourrir le débat sur la stabilité des institutions, la loyauté des forces armées et les propos des politiques à l’égard des pères de l’église qui ont une mission prophétique de veiller sur les troupeaux de Dieu.

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