Après avoir donné un contenu aux ministères du Plan, du Commerce extérieur et du Portefeuille, à la grande satisfaction du Chef de l’État et des administrations, Jean-Lucien Bussa Tongba s’apprête désormais à modeler l’Aménagement du Territoire par des réformes osées et calibrées.
Nommé récemment Ministre d’État en charge de ce secteur stratégique, au sein du gouvernement d’union nationale conduit par Judith Suminwa Tuluka, il a immédiatement affiché sa volonté de passer à l’action.
Quelques jours seulement après son entrée en fonction, Bussa a pris la parole lors d’un atelier d’échanges sur la réforme de l’Aménagement du Territoire. À cette occasion, il a réaffirmé sa détermination à mettre en œuvre la Loi n°25/045, promulguée le 1er juillet 2025, qu’il considère comme un tournant historique pour la République Démocratique du Congo.
Cette loi, qui compte 8 titres et 118 articles, fixe un cadre précis pour organiser l’affectation, la gestion et l’utilisation des terres. Elle vise à réduire les superpositions de titres et les conflits intersectoriels observés depuis des décennies dans les domaines miniers, agricoles, forestiers, pétroliers ou encore liés aux infrastructures. Ces chevauchements ont souvent engendré des tensions sociales et des violations des droits fonciers des communautés locales et des peuples autochtones.
« Nous nous retrouvons à un moment charnière de la réforme. Cette loi doit devenir un outil vivant, garantissant une gestion cohérente, équitable et durable de notre espace national », a déclaré Jean-Lucien Bussa, insistant sur une gouvernance réaliste et axée sur les résultats.
Le ministre a promis de privilégier une méthode inclusive et intersectorielle. Le processus impliquera les administrations publiques, les agences spécialisées, le secteur privé, le monde académique et la société civile. Une attention particulière sera portée aux attentes des communautés locales, qui devront être au cœur de la mise en œuvre.
Bussa a également salué les acquis de son prédécesseur, parmi lesquels la structuration du Secrétariat général en 11 directions, la création d’organes techniques (ANAT, FONAT, ONAT) et le lancement de plateformes numériques comme GEO-RDC. Toutefois, il estime que le défi majeur réside dans l’adoption rapide de mesures d’application claires et hiérarchisées.
Avec son expérience et son engagement, Jean-Lucien Bussa entend faire de l’Aménagement du Territoire le socle d’un développement harmonieux et durable, en phase avec la vision du Président Félix Tshisekedi.
AKAMUS

