Les commerçants à vélo, communément appelés Bayanda, qui assurent le trafic de marchandises sur l’axe Nganza–Tshinkula, dénoncent les tracasseries dont ils seraient victimes de la part des éléments de l’ordre postés à une barrière érigée sur la rivière Lubi, dans le village Kandibu, commune de Nganza.
Selon leurs témoignages recueillis par la rédaction de reveil-congo.net, chaque conducteur de vélo est contraint de verser une somme comprise entre 2 000 ou 3 000 francs congolais, aussi bien à l’aller qu’au retour. Faute de paiement, ils affirment être forcés de rebrousser chemin ou de céder une partie de leurs marchandises. Certains commerçants auraient déjà perdu leurs vélos et leurs biens, tandis que d’autres rapportent avoir été violemment tabassés.
À cet effet, les Bayanda accusent le bourgmestre de Nganza d’être à l’origine de cette situation, en collaboration avec certains éléments de l’ordre affectés à cette barrière non reconnue officiellement par l’État.
« C’est le bourgmestre de la commune de Nganza qui est à la base de différentes tracasseries dont nous sommes victimes de la part des éléments de l’ordre au niveau de la barrière érigée sur la rivière Lubi. Or, le tronçon Nganza–Dibaya est une route de desserte agricole qui fait entrer beaucoup de produits, notamment, les tomates, les aubergines, les tarauds, les maïs, les maniocs et bien d’autres produits », déclarent-ils.
Face à cette situation, ces commerçants lancent un appel pressant aux autorités politico-administratives du Kasaï Central et de la ville de Kananga afin de mettre fin à ces pratiques, qui freinent l’écoulement normal des produits agricoles vers les marchés locaux.
Donald Bakumbane

