Le président américain Donald Trump a lancé un avertissement ferme au mouvement palestinien Hamas, lui accordant un délai de trois à quatre jours pour accepter le plan proposé par les États-Unis en vue de mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza.
La veille, lundi 29 septembre, l’administration américaine avait dévoilé un document détaillant une feuille de route censée ramener la paix dans un territoire meurtri par des mois de violences. Selon Washington, cette proposition vise à instaurer un cessez-le-feu durable et à mettre en place un mécanisme international de reconstruction.
« Il nous manque une signature, et elle expiera en enfer s’ils [le Hamas] ne signent pas. J’espère qu’ils vont signer pour leur propre bien », a déclaré Donald Trump lors d’un point de presse, employant un ton particulièrement menaçant.
Le président américain insiste sur le fait que son plan représente, selon lui, « la dernière chance d’éviter une catastrophe humanitaire totale et une escalade incontrôlable » au Proche-Orient.
Depuis le début du conflit, des dizaines de milliers de civils ont perdu la vie et les infrastructures de Gaza sont en grande partie détruites. La communauté internationale appelle à une trêve immédiate, mais les négociations achoppent sur les conditions de sécurité et la levée du blocus imposé au territoire.
Alors que le Hamas n’a pas encore réagi officiellement, l’ultimatum de Trump place la direction du mouvement face à un dilemme majeur, notamment, accepter un accord dicté par Washington ou s’exposer à une intensification des pressions diplomatiques et militaires.
Les prochains jours seront décisifs. Le plan américain, bien que critiqué par plusieurs acteurs régionaux pour son manque de garanties sur la souveraineté palestinienne, pourrait devenir un tournant dans la guerre.
Si le Hamas rejette l’offre, la situation risque de s’envenimer, entraînant des conséquences incalculables pour la stabilité du Proche-Orient.
Israël Mpoyi

