La ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaiba Masudi, a connu une journée diplomatique particulièrement chargée ce jeudi 02 octobre. Plusieurs délégations de haut niveau, venues du Qatar, de la Suisse, des Nations unies et de l’organisation humanitaire World Vision, se sont succédé à son cabinet pour évoquer les défis humanitaires, sociaux et sécuritaires auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
Reçu pour la première fois à Kinshasa, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Suisse, Léo Trembley, a salué la qualité de la collaboration déjà existante entre son pays et la RDC. Le diplomate a réaffirmé l’engagement suisse en faveur des processus de paix et de l’action humanitaire sur le terrain, tout en louant la vision et l’énergie de la ministre d’État, qu’il considère comme un moteur prometteur du renforcement des relations bilatérales.
Le chargé d’affaires de l’ambassade du Qatar en RDC, Shafi Newaimi Alhajri, a de son côté mis en avant l’intérêt de son pays à consolider le partenariat avec Kinshasa, notamment dans le domaine de l’aide humanitaire et du processus de paix, en lien avec les discussions de Doha. Selon lui, la stabilisation de la RDC constitue un préalable essentiel à l’attractivité des investissements étrangers, soulignant que le pays reste une terre d’opportunités pour les investisseurs qataris.
La ministre d’État a ensuite reçu la directrice pays de World Vision, Aline Napon. Présente en RDC depuis 1984 et active dans 13 provinces, l’organisation humanitaire a présenté son plan d’action global, centré sur la protection de l’enfant, la sécurité alimentaire, la nutrition, la santé, l’eau et l’hygiène. Elle a plaidé pour un partenariat renforcé avec le ministère, afin de démultiplier son impact sur les populations vulnérables.
Enfin, le représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Bruno Lemarquis, est venu restituer à Ève Bazaiba les conclusions de sa mission récente à Goma. Il a annoncé la mise en place d’un comité technique conjoint destiné à coordonner les interventions humanitaires. Ce mécanisme, a-t-il précisé, devra fonctionner dans un esprit apolitique, garantissant neutralité et efficacité, notamment dans les secteurs vitaux que sont l’eau, la nutrition et l’assainissement.
Cette série d’audiences traduit la détermination du gouvernement congolais à mobiliser ses partenaires internationaux pour faire face aux urgences humanitaires et sociales. Elle reflète aussi une volonté politique claire, entre autres, celui de bâtir une coopération durable et inclusive dans un pays encore marqué par les conflits armés et les crises humanitaires.
En multipliant ces synergies diplomatiques, le ministère des Affaires sociales entend poser les bases d’une RDC plus résiliente, solidaire et tournée vers la paix.
La rédaction

