L’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, a organisé les 14 et 15 octobre à Nairobi un conclave réunissant plusieurs figures de l’opposition. Parmi les participants proches de l’ex-chef de l’État figuraient Néhémie Mwilanya, Moïse Nyarugabo, Patient Sayiba, José Makila, Jean-Claude Vuemba, Franck Diongo, ainsi qu’Augustin Matata Ponyo, ancien Premier ministre discret depuis sa condamnation.
En revanche, certains ténors de l’opposition comme Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Moïse Katumbi ont décliné l’invitation, refusant de faire de Kabila le chef de file de l’opposition. L’ancien président, malgré sa condamnation pour haute trahison et crimes de guerre, semble vouloir consolider son influence sur le paysage politique congolais.
Alors que les résolutions du conclave restent inconnues, la question d’un dialogue national inclusif reste au centre des tensions. À Bruxelles, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé qu’il n’accepterait pas de négociations avec des représentants liés aux agresseurs, prônant un dialogue exclusivement entre Congolais, avec l’implication des confessions religieuses.

