Alors que Pékin ralentit ses achats de soja américain, Donald Trump contre-attaque et évoque l’arrêt des importations d’huile de cuisson depuis la Chine. Un nouvel épisode dans l’escalade des tensions commerciales entre les deux puissances, avec des répercussions jusque sur Wall Street.
Dans un message publié mardi 14 octobre, sur sa plateforme Truth Social, le président américain a dénoncé l’arrêt des achats de soja américain par Pékin. Il menace désormais de suspendre, en représailles, les importations d’huile de cuisson en provenance de Chine.
“Nous envisageons de mettre fin à nos relations commerciales avec la Chine dans le domaine de l’huile de cuisson et d’autres domaines d’échanges […] Nous pouvons facilement produire nous-mêmes de l’huile de cuisson”, a-t-il affirmé.
Ce bras de fer commercial, n’est pas sans rappeler les tensions de son premier mandat, durant lequel des droits de douane massifs avaient été imposés des deux côtés. Cette fois, le soja américain est en ligne de mire, la Chine, principal client, semble avoir ralenti ses achats, provoquant l’ire de Trump.
Derrière cette joute commerciale, c’est aussi une stratégie politique en pleine campagne électorale, se montrer ferme face à Pékin reste un message porteur auprès de son électorat.
Ces déclarations, n’ont pas tardé à produire un effet sur les marchés. La Bourse de New York a clôturé en ordre dispersé. Les investisseurs se retrouvent à jongler entre la crainte d’une reprise des tensions sino-américaines et les espoirs d’un nouvel assouplissement monétaire par la Fed.
Alors que les États-Unis s’interrogent sur l’avenir de leur politique monétaire, la multiplication des signaux hostiles entre Washington et Pékin risque d’ajouter une dose d’instabilité dans un contexte économique déjà tendu.
Israël Mpoyi

