La République démocratique du Congo et la Chine ont réaffirmé, ce mercredi 22 octobre 2025 à Kinshasa, leur volonté commune de renforcer une coopération déjà dense et d’explorer de nouveaux horizons dans leurs relations bilatérales. Cette rencontre entre la ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et l’ambassadeur de Chine, Zhao Bin, s’est tenue dans un contexte où les défis sécuritaires dans l’Est du pays demeurent une priorité nationale.
Au cœur des échanges figuraient des sujets d’importance stratégique : la consolidation de la coopération bilatérale, le soutien aux efforts de paix et la préservation de la souveraineté nationale. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, cette rencontre illustre la vision du président Félix Tshisekedi, qui aspire à bâtir une relation équilibrée et durable avec la Chine, fondée sur la confiance mutuelle, l’investissement productif et le respect de la souveraineté.
La ministre Thérèse Kayikwamba Wagner a salué la constance de l’appui chinois dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture et de la santé, soulignant que la Chine figure aujourd’hui parmi les partenaires économiques les plus engagés en RDC. Elle a rappelé que la Task Force RDC–Chine, pilotée par le vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba, œuvre à la concrétisation des projets issus des accords bilatéraux, notamment ceux qui visent à améliorer les conditions de vie des populations congolaises.
Au-delà des aspects économiques, la rencontre a également mis l’accent sur les enjeux sécuritaires. La ministre des Affaires étrangères a remercié la Chine pour son soutien constant à l’unité et à la stabilité du pays, tout en réaffirmant la détermination du gouvernement à rétablir la paix durable dans les provinces de l’Est. Les deux parties ont convenu de renforcer leur concertation autour des mécanismes régionaux de paix et d’examiner les voies par lesquelles Pékin pourrait appuyer davantage les initiatives congolaises, notamment à travers les instances multilatérales comme les Nations unies et l’Union africaine.
Pour Kinshasa, ce dialogue s’inscrit dans une diplomatie de diversification et d’équilibre. La RDC cherche à consolider ses alliances historiques tout en s’ouvrant à de nouvelles coopérations stratégiques, capables d’accompagner sa transformation économique. La ministre Thérèse Kayikwamba Wagner a insisté sur l’importance d’une collaboration tournée vers des secteurs à fort impact social : l’agriculture pour assurer la sécurité alimentaire, l’énergie pour soutenir l’industrialisation, et les infrastructures pour stimuler la mobilité et les échanges commerciaux.
L’ambassadeur Zhao Bin, pour sa part, a réitéré l’engagement de la Chine à accompagner la RDC sur la voie du progrès et de la stabilité. Il a salué la vision du président Félix Tshisekedi et la nouvelle dynamique imprimée dans les relations entre les deux nations, qualifiant ce partenariat de « modèle de coopération gagnant-gagnant ».
Pour de nombreux observateurs, cette rencontre symbolise plus qu’un simple échange diplomatique. Elle incarne une étape supplémentaire dans la construction d’un partenariat fondé sur la solidarité, la complémentarité et la recherche du développement durable.
À travers cette diplomatie active, Kinshasa entend faire de la coopération sino-congolaise non seulement un levier économique, mais également un instrument de souveraineté et de stabilité régionale. Car dans un monde en mutation, la RDC veut s’affirmer comme un acteur fort et autonome, capable de transformer chaque partenariat en opportunité réelle pour son peuple.

