Coup de tonnerre dans le camp de l’OC Bukavu Dawa. Le premier vice-président chargé des sports, Daniel Boji, a présenté sa démission ce jeudi soir, quelques heures seulement après la déroute de son équipe (5-0) face à Céleste de Mbandaka au stade des Martyrs de la Pentecôte.
Selon des informations recueillies auprès de sources proches du club, Daniel Bodji aurait évoqué des raisons de convenance personnelle pour justifier son départ. Toutefois, plusieurs observateurs y voient le reflet d’un profond malaise interne qui mine depuis plusieurs mois la direction du club noir et blanc.
Lors de l’annonce faite devant quelques supporters déçus, le désormais ex-dirigeant a confirmé son retrait tout en remerciant les fans pour leur soutien. Une décision qui intervient dans un contexte sportif alarmant : en trois matchs, Bukavu Dawa a enregistré deux forfaits et une lourde défaite, ternissant davantage son image dans le championnat national.
Des voix s’élèvent déjà pour rappeler que Daniel Boji avait, il y a peu, mis en garde contre la participation du club à la compétition, estimant que l’équipe n’était pas prête à affronter les grands défis sportifs de la saison. Aujourd’hui, les résultats semblent donner du crédit à ses propos.
Cette démission vient plonger un peu plus l’OC Bukavu Dawa dans la tourmente, une formation autrefois redoutable et sacrée championne du Congo en 2008, mais aujourd’hui en quête de stabilité et de repères.
Pour les supporters de Bukavu, c’est un nouveau coup dur. Dans un contexte déjà difficile pour la région de l’Est du pays, cette crise sportive ajoute une note de tristesse et d’inquiétude à la situation d’un club symbole d’unité et de fierté locale.
Isaka Kijana

