Un acte d’une rare cruauté a secoué le quartier Mbudi, dans la capitale congolaise. Dans la nuit de vendredi à samedi, des hommes armés non identifiés ont pris d’assaut la résidence d’un colonel de la Garde républicaine, profitant de son absence pour semer la terreur.
Après avoir neutralisé les agents de sécurité présents sur place, les assaillants se seraient livrés à des violences sexuelles sur les jeunes filles de la famille, avant de disparaître.
Selon plusieurs témoins du voisinage, l’attaque aurait eu lieu aux alentours de 2 heures du matin. Lourdement armés, les criminels auraient minutieusement planifié leur opération, laissant derrière eux un climat de peur et d’indignation. Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues, mais les assaillants avaient déjà pris la fuite.
Au-delà du drame humain, cet incident relance le débat sur la montée inquiétante de l’insécurité dans certains quartiers périphériques de Kinshasa, y compris ceux censés bénéficier d’une présence militaire dissuasive. La population s’interroge, si la maison d’un colonel peut être attaquée ainsi, qui est encore en sécurité dans la capitale ?
Toutefois, une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de cette attaque. Entre douleur, colère et inquiétude, Mbudi se réveille meurtri, exigeant que justice soit faite et que les victimes soient accompagnées avec dignité.
Merveille Kabongo

