Des affrontements violents opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les patriotes Wazalendo, aux éléments de l’AFC-M23, ont éclaté tôt dans la matinée de ce jeudi 6 novembre 2025 dans la localité de Kibandamangobo, territoire de Walungu, au Sud-Kivu.
Selon des sources locales, Kibandamangobo est l’avant-dernier village avant l’entrée dans le territoire de Shabunda, sur la route de Kimbili. Les combats auraient provoqué une vive tension dans la région, entraînant la fuite massive des populations civiles vers les zones jugées plus sûres.
D’autres affrontements sont également signalés dans le village de Tuwetwe, groupement Basimukindji 1, secteur d’Itombwe, territoire de Mwenga. Des éléments Twigwaneho, alliés à l’AFC-M23 et appuyés par des troupes du RDF (Rwanda Defence Force), auraient lancé des attaques coordonnées dans la zone. Les affrontements se poursuivent encore, selon des sources sécuritaires et locales.
Ces nouveaux combats interviennent alors que se poursuivent les discussions diplomatiques à Doha (Qatar) et à Washington (États-Unis), visant à trouver une solution politique durable à la crise dans l’Est de la RDC.
À Doha, des représentants du gouvernement congolais, des médiateurs régionaux et des partenaires internationaux explorent les voies d’un cessez-le-feu effectif et d’un retrait des forces rebelles.
Parallèlement, à Washington, des entretiens de haut niveau se tiennent entre les autorités congolaises, américaines et d’autres partenaires occidentaux pour renforcer la pression diplomatique sur Kigali, accusé de soutenir le mouvement M23.
Malgré ces initiatives, la situation sur le terrain reste extrêmement préoccupante, marquée par des violations du cessez-le-feu et une crise humanitaire grandissante. Les populations civiles continuent de payer le prix fort des violences récurrentes dans les provinces de l’Est.
La Rédaction

