À la suite d’un accord préliminaire conclu entre la République démocratique du Congo et le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre des programmes FEC (Facilité Élargie de Crédit) et FRD (Facilité pour la Résilience et la Durabilité), la Première Ministre Judith Suminwa a instruit un réajustement du plan de trésorerie et du plan d’engagement budgétaire pour le dernier trimestre de l’année.
Cette décision, annoncée lors du Conseil des ministres tenu ce vendredi à Kinshasa, vise à renforcer la discipline budgétaire et à maintenir la stabilité macroéconomique du pays. La Cheffe du Gouvernement a salué les progrès enregistrés dans les discussions avec le FMI, tout en soulignant que ces résultats traduisent la confiance croissante des partenaires financiers envers la gestion économique du pays.
Le FMI a, de son côté, félicité la RDC pour les avancées en matière de réformes structurelles, notamment dans la mobilisation des recettes internes et la rationalisation des dépenses publiques. Ces efforts, jugés essentiels, devraient contribuer à réduire les pressions sur le budget national et à consolider les équilibres macroéconomiques.
Dans la foulée, Judith Suminwa a instruit le Vice-Premier Ministre en charge du Budget et le Ministre des Finances de veiller à ce que les décaissements soient alignés sur les recettes effectives, dans une approche de gestion prudente, prévisible et responsable.
Elle a également rappelé que la rigueur dans la gestion des fonds publics demeure un impératif pour préserver la crédibilité financière du pays et maintenir la confiance des partenaires internationaux. « La transparence et la discipline doivent guider chaque décision budgétaire », a-t-elle insisté.
Cette orientation budgétaire, inscrite dans la vision de la Première Ministre, vise à assurer la stabilité économique tout en posant les bases d’une croissance durable et résiliente. Une trajectoire que le gouvernement entend poursuivre au bénéfice de la population congolaise, dans un contexte économique mondial encore marqué par les incertitudes.
Merveille Kabongo

