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Kinshasa : la population toujours résiliente face aux multiples dégâts des eaux de pluie !

Kinshasa, mégapole de plus de 12 millions d’habitants, s’est réveillée le mercredi 12 Novembre matin les pieds dans l’eau, après une violente pluie qui s’est abattue sur la capitale congolaise dès minuit.De Limete à Selembao, en passant par Mont-Ngafula et Masina, les inondations ont causé d’importants dégâts matériels, rappelant encore une fois la vulnérabilité chronique de la ville face aux pluies saisonnières.

À Limete, la bourgmestre Nathalie Alomba a confirmé que plusieurs habitations ont été envahies par les eaux.

« Jusque-là, les dégâts sont énormes. Plusieurs maisons sont inondées, mais aucune perte en vie humaine n’a été signalée », a-t-elle déclaré. Elle affirme avoir entamé une première évaluation de la situation avec les chefs de quartiers, bien que les déplacements demeurent compliqués à cause des routes submergées.

Dans la commune de Selembao, le spectacle est désolant. Sur l’avenue Katanga, au quartier Mbala, les eaux de ruissellement ont arraché des portails, écroulé des murs et détruit plusieurs maisons.

« Dieu merci, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée. Mais plusieurs ménages auront du mal à se trouver un logis ce soir », a témoigné Fils Obanga, notable du quartier. Plus loin, sur l’avenue Putu Mpanzu, la situation est tout aussi inquiétante : une tête d’érosion continue de progresser dangereusement vers un poste de police en construction et une cabine électrique de la SNEL.

« Elle est déjà à moins de 50 mètres des bâtiments. Si rien n’est fait, tout risque de s’effondrer », alerte Chadrack Ndundu, notable de Badiadingi.

À Mont-Ngafula, particulièrement au quartier Mitendi, plusieurs ménages ont passé la nuit à la belle étoile. Les murs de clôture se sont effondrés sous la pression des eaux. « Nous avons enregistré plusieurs dégâts matériels. Des familles entières ont dormi dehors après que leurs maisons ont été inondées », explique Adèle Shimba, cheffe du quartier.

Dans la commune de Masina, les agriculteurs tirent la sonnette d’alarme. Les sites agricoles longeant la rivière Tshanga sont désormais sous les eaux.

« Nous avions déjà demandé le curage de la rivière, mais rien n’a été fait. Aujourd’hui, tout est inondé », regrette Tarcice Luyungu, chef de service du développement communautaire de Masina.

Même les grandes artères n’ont pas été épargnées. L’avenue Libération (ex-24 novembre) est quasiment coupée en deux à son croisement avec la rue Mpanzu. « Voyez comment une seule pluie suffit à paralyser une route aussi importante ! Les gros camions ne passent plus, et même les motos peinent à circuler », se plaint Bertin Magata, chef de rue Luyeye.

Chaque saison des pluies réveille la même inquiétude à Kinshasa : celle d’une ville sans véritable plan d’assainissement ni système de drainage efficace. En avril dernier, plus de 70 personnes avaient péri dans des inondations similaires.

Les habitants, résignés mais exaspérés, appellent une fois de plus les autorités à des actions urgentes et durables pour épargner à la capitale ces drames récurrents.

La Rédaction

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