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International

Sénégal : tensions ouvertes entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, la coalition présidentielle fragilisée 

Au Sénégal, les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko s’affichent désormais au grand jour. Le différend porte sur le contrôle de la coalition « Diomaye Président », créée pour soutenir la candidature de Faye lors de l’élection présidentielle de 2024, à laquelle Sonko ne pouvait pas participer.

Le 11 novembre, la présidence a annoncé le remplacement d’Aïssatou Mbodj, proche de Sonko, par Aminata Touré à la tête de la coalition. Une décision perçue comme un désaveu pour le Premier ministre, qui avait affirmé qu’aucun changement ne serait opéré. Le Pastef, parti dirigé par Sonko, a aussitôt contesté la légitimité du président à modifier la direction de la coalition, rejetant également la nomination d’Aminata Touré.

L’absence remarquée du Premier ministre au Conseil des ministres du 12 novembre a renforcé l’impression d’un bras de fer politique. Cette crise, inédite depuis l’alternance démocratique de 2024, soulève des interrogations sur la cohabitation entre les deux figures clés du pouvoir et sur la stabilité institutionnelle du pays. Sur le plan économique, les marchés ont réagi : les eurobonds sénégalais ont reculé, signe des inquiétudes des investisseurs face à une possible instabilité politique.

Dans un contexte africain où les peuples aspirent à une gouvernance souveraine et exemplaire, le Sénégal ne peut se permettre une division au sommet de l’État. Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko incarnent tous deux l’espoir d’une nouvelle génération politique panafricaine, attachée à la justice sociale, à la transparence et à la dignité nationale. Leur unité serait un signal fort, non seulement pour le peuple sénégalais, mais aussi pour toute l’Afrique francophone en quête de renouveau démocratique.

Au-delà des divergences personnelles ou stratégiques, l’enjeu reste celui du projet collectif : consolider les institutions, répondre aux attentes des citoyens et préserver l’élan populaire qui a porté leur victoire commune. La jeunesse africaine observe le Sénégal, symbole d’une démocratie vivante. C’est ensemble, dans la concertation et le respect mutuel, que les deux dirigeants pourront transformer cette crise en un exemple de maturité politique africaine.

Guelord Lubonzu

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