Réunis le samedi 15 novembre 2025, à Kinshasa pour un sommet décisif, les Chefs d’État et de gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont conclu, au bout de trois heures de discussions à huis clos, par la signature d’une déclaration commune, lue par le ministre congolais de l’Intégration régionale. Ce document marque une nouvelle orientation politique visant à renforcer la paix, la stabilité et le respect mutuel entre les États membres.
Au cœur des résolutions adoptées, le Sommet a insisté sur la résolution des différends bilatéraux par le dialogue, en utilisant les mécanismes régionaux existants. Les pays membres ont été appelés à réaffirmer les principes fondamentaux de la communauté : la souveraineté des États, l’intégrité territoriale et la non-ingérence dans les affaires internes des autres nations. Un message fort, dans une région régulièrement secouée par les tensions politiques et sécuritaires.
Dans son discours de clôture, le Président Félix Tshisekedi, en exercice à la tête de la CIRGL, a salué la « participation active » de ses homologues, soulignant la qualité des échanges et des débats. Il a rappelé que les résolutions adoptées « revêtent une importance capitale, car elles dessinent les contours de l’avenir de notre institution ».
Soucieux d’accélérer les efforts de consolidation de la paix, le Président Tshisekedi a proposé de réduire la périodicité du Sommet, habituellement organisé tous les deux ans. Il a plaidé pour la tenue d’un Sommet extraordinaire autour du 15 décembre 2026. Un rendez-vous symbolique, puisqu’il coïncidera avec le vingtième anniversaire du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des Grands Lacs, considéré comme la pierre angulaire de la communauté.
AKAMUS

