Dans une tribune à la fois critique et prospective, M. Ephraïm Dieudonné Alanga, Apôtre et Émissaire de Christ, s’interroge sur la portée réelle de la récente sortie du président ougandais Yoweri Museveni, dans un contexte régional marqué par l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Pour l’auteur, cette prise de position n’a rien d’un hasard. Elle s’inscrirait plutôt dans une stratégie mûrement réfléchie, révélatrice des ambitions territoriales de Kampala, notamment sur la province de l’Ituri.
À travers une lecture géopolitique nourrie par l’histoire et la polémologie, l’Apôtre Ephraïm Dieudonné Alanga remet en question certaines options diplomatiques et sécuritaires prises par les autorités congolaises, notamment l’ouverture du territoire national à des armées étrangères autrefois impliquées dans l’agression du pays. Il alerte sur les risques d’une répétition des erreurs du passé, dans un contexte où les alliances régionales apparaissent de plus en plus fragiles et ambiguës.
Cette tribune soulève également un débat fondamental sur la gestion des conflits en RDC : faut-il persister dans une logique militaire aux résultats incertains ou privilégier, de manière lucide, la voie du dialogue et de la négociation inclusive ? Pour l’auteur, la paix durable ne saurait être importée ni imposée de l’extérieur. Elle doit impérativement naître d’un dialogue sincère entre les fils et filles du pays, dans un esprit d’anticipation, de responsabilité et de préservation de la dignité nationale.
LA SORTIE DE MUSEVENI: UN HASARD OU UNE STRATEGIE FUTÉE?
Il est clair qu’aux yeux de Kampala la conquête du Congo entier ou ( pour ne pas exagérer), celle de l’Est du pays par le Rwanda est inéluctable. Partant de ces données, Museveni prévient que l’Ituri est à lui et que s’il arrivait que la grande République de l’Est soit proclamée une fois le Katanga conquis; que le Rwanda et ses pantins ne comptent pas sur l’Ituri.
Ceci veut aussi dire que Museveni se désolidarise de Kinshasa en lui faisant comprendre que les objectifs ne sont plus les mêmes et que d’ores et déjà , Kampala vise à récupérer Ituri qui jadis était Ougandais selon ses délires. Ce qui indique clairement que sa sortie n’est pas un hasard mais plutôt une vision bien préparée et conçue de longue date. Il suffit de se rappeler de multiples provocations de son fils héritier.
D’où ma question: quand on a décidé d’inviter l’Ouganda à Ituri, a t-on consulté préalablement l’histoire politique du Congo ou les historiens pour savoir si ça valait la peine? N’oublions pas que le M23 a commencé à Bunagana frontalier avec l’Ouganda en non à Goma à deux pas du Rwanda. En Polémologie, la guerre est un phénomène total et complexe. Il faut tenir compte de l’avant( les origines et l’histoire du terrain du conflit) le durant et l’après du conflit. Je n’ai jamais soutenu l’entrée des soldats autrefois agresseurs dans notre pays pour un soi-disant la neutralisation des ennemis communs.
C’est comme si on laisse sa femme chez son ex parce qu’on a un problème avec le bailleur. Les erreurs du passé doivent être évitées( Felix Tshisekedi). Cependant à l’allure où vont les choses, c’est comme si on multiplie non seulement les mêmes erreurs mais on en ajoute des plus dangereuses encore. D’où mon appel à la négociation de paix. Ce qui s’est passé à Washington me paraît plus comme des négociations d’affaires que celles d’une paix durable. Celle-ci ne peut venir que par le dialogue entre les fils et filles du pays. Jésus le Grand Irenologue nous a donné une voix par excellence: l’art de de négocier la paix quand on a pas les moyens de faire la guerre.
Luc 14:31-32 Les moyens ici ne sont pas que matériels mais aussi humains. Dans une guerre ce qui compte c’est la morale ou la motivation et la détermination des guerriers. Avec des multiples replis stratégiques, je n’ose pas croire que nous sommes psychologiquement prêts à nous sacrifier pour la nation.
C’est pourquoi la République doit éviter la détérioration de la situation et s’appliquer à anticiper l’humiliation et le pire. Quant à nous, Énergies Positives pour le Dialogue et la Paix, « EPDP » , notre approche est celle de Jésus Christ : Négocier et procurer la paix. La paix c’est maintenant ! «Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu!» Matthieu 5:9
Ephraïm Dieudonné Alanga
Apôtre et Émissaire de Christ Shalom

