Un grave accident maritime s’est produit dans la nuit de vendredi à samedi 13 décembre 2025 sur le lac Tanganyika. Une pirogue motorisée transportant plus de 300 personnes a chaviré près de l’îlot de Bulumba, aux environs de Mboko, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Plusieurs corps ont déjà été repêchés, tandis qu’un grand nombre de passagers restent portés disparus.
D’après les premiers témoignages recueillis sur place, la plupart des passagers étaient des civils fuyant l’insécurité grandissante dans la région, notamment après la récente prise de la ville d’Uvira. Ces populations tentaient de rejoindre le Burundi, considéré comme une zone de refuge face aux violences. Les circonstances exactes du naufrage n’ont pas encore été officiellement établies, mais la surcharge de l’embarcation est pointée comme l’une des causes probables du drame.
Le bilan provisoire fait état d’au moins une vingtaine de morts, majoritairement des femmes et des enfants, illustrant une fois de plus l’extrême vulnérabilité des populations déplacées. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent dans des conditions difficiles, avec des moyens limités. Sur place, les habitants s’organisent pour venir en aide aux survivants et soutenir les familles endeuillées.
Ce naufrage remet en évidence la précarité des conditions de déplacement dans l’est de la République démocratique du Congo. Faute d’infrastructures adaptées et de transports sécurisés, de nombreux civils n’ont d’autre choix que d’emprunter des embarcations de fortune, souvent vétustes et dangereusement surchargées, au péril de leur vie.
Face à cette nouvelle tragédie, plusieurs organisations humanitaires lancent un appel pressant en faveur de mesures urgentes pour protéger les populations vulnérables et mettre en place des solutions de transport plus sûres. Ce drame sur le lac Tanganyika souligne, une fois de plus, l’urgence d’une action coordonnée pour prévenir de telles catastrophes et renforcer la protection des civils dans une région marquée par une instabilité persistante.
Guelord Lubonzu

