La ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, fait face à une pénurie critique de médicaments, alors que de nombreux blessés et malades n’ont plus accès aux soins essentiels. La situation sanitaire se détériore au lendemain des récentes attaques du M23/RDF qui ont provoqué des déplacements massifs de la population.
Une source médicale locale rapporte que « nous sommes en pénurie de médicaments, nous avons reçu un nombre important de blessés et de malades suite aux affrontements ».
L’arrivée simultanée de déplacés internes a aggravé la pression sur les structures sanitaires déjà fragiles.
La crise humanitaire s’étend au-delà de la ville. De nombreux habitants ont fui vers les pays voisins, notamment le Burundi, utilisant tous les moyens possibles pour échapper aux combats et aux atrocités commises par les rebelles.
Malheureusement, certains ont trouvé la mort lors de traversées périlleuses du lac Tanganyika, souvent de nuit sur des embarcations surchargées et non sécurisées. Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 décembre, une pirogue transportant plus de 300 personnes a chaviré près de l’îlot de Bulumba, faisant plus de 20 victimes, majoritairement des femmes et des enfants. Les recherches se poursuivent, laissant craindre un bilan plus lourd.
Face à cette situation, le gouvernement congolais a annoncé une réponse humanitaire urgente. Le président Félix Tshisekedi a instruit la Première ministre et son équipe à préparer immédiatement des missions au Burundi et en Tanzanie, afin d’apporter une assistance humanitaire aux compatriotes déplacés et de répondre aux besoins vitaux, notamment en nourriture, eau, abris et médicaments.
Cette double crise sécuritaire et sanitaire met en lumière la vulnérabilité de la population de l’Est de la RDC et la nécessité d’une mobilisation rapide et coordonnée pour éviter une aggravation du bilan humain et sanitaire.
AKAMUS

