Un tournant majeur s’opère dans le dossier sécuritaire de l’Est de la République démocratique du Congo. Alors que les États-Unis expriment leur agacement face à l’échec de l’Accord de Washington, le Rwanda est désormais démasqué : Kigali reconnaît officiellement sa coopération sécuritaire avec l’AFC/M23, après des années de dénégation.
Cette reconnaissance a été confirmée lors d’une audition aux États-Unis par l’ambassadrice du Rwanda à Washington, Mathilde Mukantabana. Celle-ci a déclaré que cette collaboration vise à protéger les populations tutsies congolaises et à prévenir les menaces transfrontalières, notamment celles attribuées aux FDLR.
Dans un document officiel, Kigali affirme agir dans une logique strictement défensive et sans visée politique en RDC, afin d’éviter une nouvelle insurrection génocidaire susceptible de déstabiliser la région. Le Rwanda soutient que cette coopération est conditionnelle et limitée dans le temps, et qu’elle cessera progressivement à mesure que Kinshasa respectera ses engagements, notamment le désarmement des FDLR, conformément aux Accords de Washington.
Une déclaration qui ravive les tensions diplomatiques et relance le débat sur la responsabilité régionale dans la crise sécuritaire à l’Est de la RDC.

