Plusieurs manchettes des journaux parus ce 02 février à Kinshasa s’intéressent au dialogue inclusif tant attendu.
La rédaction vous propose ci-dessous un aperçu des principales unes de la presse congolaise dans le cadre de notre rubrique « Vitrine des Journaux », en attendant la revue de presse complète prévue dans les prochaines heures.
S’agissant du choix de la Une du jour, notre rédaction a porté son attention sur le quotidien Congo Nouveau. Le texte que vous lisez ci-dessous, a été réécrit par notre rédaction, tout en préservant fidèlement l’idée et l’angle de l’auteur.
Un dialogue au pays, pas à l’étranger : Tshisekedi exclut d’office Joseph Kabila ?
Face aux défis sécuritaires persistants et aux tensions politiques internes, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a annoncé les conditions de la tenue prochaine d’un dialogue national. Une déclaration faite devant les corps diplomatiques accrédités à Kinshasa, qui relance le débat sur la cohésion nationale et l’avenir politique du pays.
Le dialogue voulu ou pensé par Kinshasa ne se tiendra pas à l’étranger. Une option qui exclut d’office la participation physique de l’ancien président Joseph Kabila, en exil depuis la fin de l’année 2023.
Un dialogue national dans un contexte sécuritaire et politique tendu
C’est dans un contexte marqué par l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays et par un climat politique sous haute tension que le chef de l’État congolais a évoqué, devant les représentants diplomatiques, la perspective d’un dialogue national inclusif.
Félix Tshisekedi a présenté cette initiative comme une nécessité visant à renforcer l’unité nationale et à consolider les institutions de la République.
Cependant, contrairement aux spéculations de certains acteurs politiques — notamment du camp Kabila — ce dialogue ne se tiendra pas à Luanda ou dans une autre capitale étrangère. Le président de la République insiste : le dialogue doit avoir lieu en RDC, et il ne concernera pas tous les protagonistes des conflits en cours.
Des exclusions assumées : AFC/M23 et camp Kabila écartés
Parmi les groupes explicitement exclus de cette table ronde nationale figure l’AFC/M23. En refusant tout dialogue avec ce mouvement armé, Félix Tshisekedi réduit le cadre des échanges à une frange bien définie de l’opposition politique.
Cette position entraîne également l’exclusion du camp de l’ancien président Joseph Kabila, condamné à mort par la justice congolaise, tandis que plusieurs de ses principaux lieutenants sont actuellement en détention.
Le dialogue envisagé serait donc limité à une opposition politique dite « choisie », sans lien direct avec le conflit armé à l’Est du pays.
Kinshasa privilégie des processus sécuritaires distincts
Pour les autorités congolaises, un dialogue politique interne ne saurait régler la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est. Kinshasa affirme avoir clairement identifié les responsables du conflit, à savoir le Rwanda et l’AFC/M23.
À ce titre, deux processus de paix spécifiques sont en cours : l’un à Washington et l’autre à Doha. Toutefois, l’accord de Washington tarde toujours à être appliqué sur le terrain, tandis que celui de Doha est qualifié par plusieurs observateurs d’« état de mort clinique », malgré les tentatives de relance entreprises récemment par le Qatar.
Un dialogue à visée politique interne
Dans ce contexte, le dialogue national apparaît, pour Félix Tshisekedi, comme un instrument de recomposition de sa majorité politique et de redistribution des postes de responsabilité. Une stratégie visant à consolider son pouvoir et à renforcer sa légitimité, à l’approche d’échéances politiques majeures.








