Le député national Emile Sumaili Miseka, élu du territoire de Shabunda, a adressé le jeudi 12 février 2026 une question écrite à la ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap. Cette démarche vise à obtenir des éclaircissements sur plusieurs préoccupations liées à la prise en charge de cette catégorie jugée particulièrement vulnérable en République démocratique du Congo.
Dans sa correspondance, l’élu soulève six principales préoccupations. Il s’interroge d’abord sur la politique gouvernementale concrète d’encadrement et de prise en charge des personnes vivant avec handicap, tant au niveau national que spécifiquement dans son territoire électoral.
Ensuite, il demande l’existence éventuelle d’un fichier national actualisé recensant ces personnes, avec des données ventilées par province, ville et territoire. Le député souhaite également connaître les mesures mises en place pour garantir leur accès effectif aux soins de santé, à l’éducation adaptée ainsi qu’aux aides techniques de mobilité, notamment béquilles, prothèses et fauteuils roulants, en particulier dans les zones rurales.
Sur le plan socio-économique, il s’interroge sur les programmes d’autonomisation existants, le nombre de bénéficiaires, les projets financés ou accompagnés ainsi que les critères d’éligibilité appliqués. Il veut aussi des précisions sur l’intégration des personnes vivant avec handicap dans l’administration publique depuis la création du ministère dédié.
Enfin, l’élu demande des explications sur les modalités de répartition des vélos à trois roues offerts en 2023 par le président de la République, notamment pour le territoire de Shabunda.Le député insiste sur la vulnérabilité accrue des personnes vivant avec handicap dans les zones enclavées et attend des réponses précises ainsi que des mesures correctives pour renforcer l’inclusion sociale à l’échelle nationale.
Sur le terrain, particulièrement dans la province du Sud-Kivu et dans le territoire de Shabunda, plusieurs témoignages font état d’une précarité persistante : certains vivent de la mendicité faute d’assistance adéquate, ce qui alimente les inquiétudes quant à l’efficacité des politiques publiques en leur faveur.
Isaka Kijana

