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International

Téhéran accuse Washington de « falsifier la réalité » sur l’origine de la guerre

Lors d’une conférence de presse tenue le 2 mars 2026, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, a accusé les États-Unis de diffuser des « récits mensongers » pour justifier l’escalade militaire contre l’Iran.

Selon lui, l’affirmation selon laquelle Téhéran aurait refusé une dernière proposition diplomatique avant le déclenchement du conflit relève d’une « falsification de la réalité ». Le responsable iranien a appelé à empêcher que « des mensonges soient injectés dans l’histoire », affirmant que les informations relayées sur le processus de négociation ne correspondent pas aux faits.

Il a également dénoncé les contradictions dans les explications avancées par les responsables américains pour justifier l’intervention militaire. Dans sa déclaration, Nasser Kanaani a notamment cité le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui aurait affirmé que l’intervention américaine avait été décidée « au nom d’Israël ». À l’inverse, le président des États-Unis Donald Trump a évoqué une menace imminente que l’Iran aurait fait peser sur les États-Unis.

Téhéran conteste cette justification et affirme qu’aucun élément ne prouve l’existence d’un danger immédiat. Le porte-parole iranien a également dénoncé les frappes menées par les États-Unis et Israël, qualifiées de « guerre inégale et sanglante », affirmant que des civils, dont des enfants, ont été tués dans plusieurs régions du pays. Il accuse les responsables occidentaux de minimiser ces pertes en les présentant comme de simples « dommages collatéraux ».

Dans ce contexte, Téhéran affirme que ces attaques constituent des crimes de guerre et une tentative d’affaiblissement systématique de l’Iran. Le message s’est conclu par un hommage au guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, présenté comme une figure centrale de la résistance du pays face aux pressions internationales. Les autorités iraniennes assurent que l’Iran continuera de tenir face à ce qu’elles décrivent comme une tentative d’hégémonie dans la région.

Daniel Michombero

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