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Politique

Félix Tshisekedi président au-delà de 2028 ? : l’Union Sacrée divisée, un ouragan souffle sur la plateforme présidentielle !

La sortie médiatique de Modeste Bahati Lukwebo, président de l’AFDC-A et deuxième vice-président du Sénat, au sujet d’une éventuelle révision constitutionnelle, continue de provoquer des remous au sein de l’Union sacrée de la nation.

Face à la presse, mercredi 4 mars à Kinshasa, l’homme politique a estimé que la question d’une modification de la Loi fondamentale ne constituait pas une priorité à ce stade. Se définissant comme un républicain attaché au respect des institutions, il a rappelé que le président Félix Tshisekedi dispose d’un mandat en cours qui s’achève en 2028, soulignant que la Constitution reste le socle juridique de l’action publique en République démocratique du Congo.

Des réactions critiques au sein de la majorité

Cette position n’a pas tardé à susciter des réactions, notamment du côté de l’UDPS. Le président du groupe parlementaire du parti présidentiel au Sénat, Idrissa Afani Mangala, a exprimé son désaccord, jugeant que cette prise de parole risquait d’affaiblir la cohésion interne de la plateforme au pouvoir.

Dans un entretien accordé au journal Le Potentiel, il a estimé que de tels propos pouvaient être perçus comme inopportuns dans un contexte marqué par la crise sécuritaire dans l’Est du pays, qu’il attribue à l’occupation d’une partie du territoire congolais par le Rwanda. Selon lui, cette situation exige plutôt un front politique uni autour des initiatives diplomatiques engagées par le chef de l’État pour défendre l’intégrité territoriale du pays.

Le sénateur a par ailleurs laissé entendre que des dispositions politiques pourraient être envisagées afin de préserver l’image et l’autorité morale de la direction de l’Union sacrée.

Un débat relancé depuis 2024

Le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle a été ravivé à la fin de l’année 2024, à la suite de plusieurs interventions publiques du président Tshisekedi à Kisangani, Lubumbashi et Kalemie. Le chef de l’État y avait évoqué la possibilité d’ajustements institutionnels, précisant qu’il ne s’agissait pas d’ouvrir la voie à un troisième mandat, mais de renforcer les mécanismes de protection du pays. Il avait également indiqué que toute décision en la matière pourrait être soumise à l’approbation populaire par référendum.

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