Vingt-quatre heures seulement après sa sortie médiatique dénonçant fermement l’idée de réviser ou de changer la Constitution, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, fait face à une motion de défiance initiée au sein de la chambre haute du Parlement.
L’initiative est portée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya, à neuf jours de la rentrée parlementaire. Ce dernier reproche au dirigeant politique des propos qu’il considère incompatibles avec ses fonctions au sein du bureau du Sénat et de la majorité présidentielle.
Il estime que les déclarations de Bahati Lukwebo ne sont « pas du tout correctes » et les interprète comme « un manque de respect » envers le président de la République, Félix Tshisekedi.
Selon le sénateur Kabongo Bondanya, la position exprimée par le deuxième vice-président du Sénat va à l’encontre de la ligne défendue par l’Union sacrée de la Nation, plateforme politique qui soutient le chef de l’État et au sein de laquelle Bahati Lukwebo occupe également une place importante.
Cette motion intervient dans un contexte de débats politiques sensibles autour d’une éventuelle révision constitutionnelle, un sujet qui continue de susciter des divergences au sein de la classe politique congolaise.
Isaka Kijana

