Le président de l’association sans but lucratif dénommée « Demba, l’union fait la force » et acteur de la société civile, Ami Panu Kazadi, dresse un tableau sombre de la multiplication des cas d’insécurité ces derniers temps sur toute l’étendue du territoire de Demba, dans la province du Kasaï Central.
Selon lui, cette dégradation de la situation sécuritaire serait liée à la faiblesse et à la négligence des services chargés de sécuriser la population et leurs biens dans cette partie du Kasaï Central.
À trois mois du début de l’année, cette structure affirme avoir documenté plusieurs actes de barbarie dans les différents secteurs composant cette entité administrative.
Parmi les zones les plus touchées par ces actes inciviques figure le village de Tshibambula, où un élément de la PNC aurait été victime d’une agression de la part de la population locale, dans des circonstances qui restent encore floues.
Dans le quartier Lulangu, non loin du siège administratif du territoire, un autre policier aurait été enfermé dans une maison par des jeunes du quartier, sans raison clairement établie.
Le dernier cas qui suscite le débat est celui d’un militaire des FARDC copieusement tabassé dans le secteur de Lombelo, à la suite d’un conflit conjugal.
Le président de cette ASBL signale par ailleurs des cas de meurtre enregistrés dans certains villages du secteur de Muanza Ngoma. Il évoque notamment les villages de Bakua Mbuyi, Bakua Mbumba et d’autres entités environnantes.
Ami Panu Kazadi appelle chaque partie impliquée dans la gestion de cette situation à assumer pleinement son rôle dans la sécurisation des populations et de leurs biens, conformément aux dispositions prévues par certains articles de la Constitution.
Les habitants de Demba sont également invités à dénoncer tout cas suspect dans leur milieu de vie. De leur côté, les autorités locales affirment que certaines dispositions sécuritaires sont déjà en cours de mise en œuvre pour remédier à cette situation d’insécurité.
Moïse Tshilombo

