Depuis quelques jours, une ombre plane sur les rues de la capitale. « Faites attention », « Ne montez pas dans n’importe quel taxi » : les avertissements tournent en boucle sur les réseaux sociaux, créant un véritable climat de panique chez les Kinois. Face à cette montée de l’angoisse, le gouvernement a profité du dernier Conseil des ministres pour mettre les points sur les i.
Des chiffres qui calment le jeu ?
Alors que beaucoup craignaient une vague d’enlèvements organisés, l’exécutif congolais a été très clair : il s’agirait, pour l’essentiel, de fausses alertes. Selon les rapports présentés durant la réunion, les services de sécurité ont passé au peigne fin dix-huit cas signalés récemment.
Le verdict est tombé, sec et direct : « Ces cas relèvent plus de rumeurs que de la réalité ». Après vérification, aucune des disparitions signalées ces derniers jours n’a pu être confirmée comme un enlèvement criminel avéré. Pour les autorités, la psychose qui s’est emparée de certains quartiers n’a donc pas de fondement concret.
Appel au calme et à la vigilance
On le sait, à Kinshasa, la rumeur voyage plus vite que l’information officielle. Le gouvernement ne l’ignore pas et a tenu à recadrer les choses. Tout en demandant aux citoyens de ne pas relayer n’importe quoi sur internet, il rappelle que la prudence reste de mise.
L’idée n’est pas de nier que le danger existe, mais de stopper la propagation de fausses nouvelles qui paralysent la ville. Les forces de l’ordre, quant à elles, assurent rester sur le qui-vive. L’instruction est donnée : chaque alerte sera vérifiée, et chaque cas suspect doit être remonté immédiatement aux services de sécurité.
Tigana Kanku

