Le journaliste Pascal Mwinyi s’est rendu au barrage hydroélectrique de Ruzizi I, une infrastructure stratégique construite en 1958 et située dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu.
Implanté sur la rivière Ruzizi, dans le quartier Nyalukemba, commune d’Ibanda, ce barrage se trouve à la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, à environ trois kilomètres en aval du lac Kivu, qui sert de principal réservoir.
Doté de quatre turbines Kaplan verticales — deux de 7 mégawatts et deux de 9,1 mégawatts — le barrage dispose d’une capacité installée de 29,8 mégawatts (MW), pour une production annuelle estimée à 148 gigawattheures (GWh).
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Le barrage de Ruzizi Ier joue un rôle clé dans l’approvisionnement en électricité dans la région des Grands Lacs. En RDC, il alimente notamment les villes de Bukavu, Uvira et Goma.
L’énergie produite est également exportée vers les pays voisins, notamment le Rwanda et le Burundi, desservant des localités comme Bubanza et Kigoma.
Cependant, cette infrastructure fait face aujourd’hui à d’importants défis techniques et de gestion. Sa production actuelle est estimée à environ 16 mégawatts, soit presque la moitié de sa capacité initiale.
Selon les informations disponibles, le coût de la réhabilitation du barrage Ruzizi Ier est évalué à près de 110 millions d’euros, un investissement jugé crucial pour restaurer pleinement ses performances et répondre aux besoins énergétiques croissants de la région.
Isaka Kijana

