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Provinces

Sud-Kivu : une fillette de 10 ans victime de viol à Kamituga, un présumé assaillant interpellé

Un cas grave de violence a été signalé dans la matinée du mercredi 18 mars 2026 dans la commune de Mobale, au quartier Kabukungu La Botte, dans la ville de Kamituga, en province du Sud-Kivu.

Selon des sources familiales, une fillette de 10 ans, identifiée comme Furaha Mukungukilwa, a été agressée alors qu’elle se rendait à une source d’eau pour ses besoins domestiques. Sur place, elle aurait été surprise par un individu armé, présenté comme un élément incontrôlé. Ce dernier aurait utilisé son arme à feu pour l’intimider et la contraindre au silence avant de commettre son acte.

D’après des sources locales, le présumé auteur serait un membre du groupe d’autodéfense Wazalendo. Après les faits, il aurait pris la fuite en direction de Luliba, une zone réputée abriter le quartier général de ce groupe armé.

La victime, retrouvée dans un état critique, a été secourue par des passants puis transportée en urgence à l’hôpital général de référence de Kamituga, où elle bénéficie actuellement d’une prise en charge médicale.

Violences liées aux accusations de sorcellerie : la société civile tire la sonnette d’alarme au Sud-Kivu !

 

Grâce aux recherches menées par les autorités locales, le suspect a été interpellé quelques heures après les faits. Selon certaines sources, cette arrestation serait intervenue sur instruction d’un commandant local du groupe armé, connu sous le nom d’Ibanda. Le présumé assaillant a ensuite été transféré à la prison centrale de Kamituga, en attendant l’ouverture de son procès.

Malgré cette arrestation, la famille de la victime exprime une vive inquiétude. Son père, Tombo Mukungukilwa, lance un appel pressant aux autorités civiles et militaires ainsi qu’aux organisations de défense des droits humains afin d’obtenir justice et garantir la protection de sa fille.
« Je demande aux autorités de s’impliquer pour que justice soit rendue équitablement et que ma fille soit protégée », a-t-il déclaré.

Ce drame relance la question de la sécurité des populations civiles, en particulier celle des enfants, dans les zones sous influence de groupes armés à l’Est de la République démocratique du Congo.

Isaka Kijana

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