Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole a rendu son verdict dans une affaire judiciaire très suivie, condamnant le Dr David Balanganayi Kayembe à deux mois de servitude pénale assortis d’un an de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende.
Cette décision signifie que le médecin n’ira pas immédiatement en prison. En effet, la “servitude pénale avec sursis” correspond à une peine d’emprisonnement suspendue : le condamné reste libre, à condition de ne pas commettre une nouvelle infraction durant la période fixée par la justice. En cas de récidive, il pourrait être contraint de purger à la fois la nouvelle peine et celle initialement prononcée.
Lors de sa dernière prise de parole devant la cour, le Dr Balanganayi a présenté des excuses publiques, exprimant ses regrets aux personnes affectées par cette affaire, notamment aux femmes congolaises, à la Première dame, à Madame Dorcas ainsi qu’à sa mère. Ses avocats ont défendu ce geste comme une preuve de responsabilité.
Le praticien a toutefois plaidé pour son acquittement, mettant en avant son parcours et son engagement au service de la population. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa mission dans le secteur de la santé malgré cette épreuve judiciaire.
Ce verdict met un terme provisoire à cette affaire, même si des recours restent possibles. Il relance également le débat sur la responsabilité et l’éthique des professionnels de santé en République démocratique du Congo.

