La décision de suspendre toutes les activités de construction à Bukavu continue de susciter des réactions contrastées. Dans un communiqué publié le 13 avril, l’administration provinciale sous contrôle de l’AFC/M23 a annoncé l’arrêt immédiat des constructions d’immeubles, ainsi que la vente et le morcellement des parcelles dans la ville et dans plusieurs territoires sous son contrôle.
Selon les autorités, cette mesure vise à assainir le secteur foncier, souvent caractérisé par des irrégularités administratives et des constructions anarchiques. L’objectif affiché est de vérifier la conformité des documents, garantir le respect des normes d’urbanisme et renforcer la sécurité foncière.
Mais cette décision n’est pas sans conséquences pour les acteurs du secteur immobilier. À Bukavu, plusieurs propriétaires et opérateurs immobiliers redoutent un ralentissement des activités économiques. Certains estiment que la suspension pourrait affecter les investissements en cours et fragiliser davantage une économie locale déjà sous pression.
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« Cette décision risque de bloquer plusieurs projets immobiliers et de pénaliser les petits propriétaires », confie un opérateur immobilier sous couvert d’anonymat. D’autres habitants expriment également leur inquiétude face à une mesure jugée brusque, sans délai d’adaptation pour les projets déjà engagés.
Par ailleurs, certains citoyens voient dans cette suspension une volonté de reprendre le contrôle d’un secteur stratégique. Dans une ville en pleine expansion démographique, la question de l’aménagement urbain et du contrôle foncier devient de plus en plus cruciale.
Toutefois, la mise en œuvre effective de cette mesure reste incertaine. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité des autorités à faire respecter cette décision dans un contexte sécuritaire et institutionnel complexe.
En attendant, de nombreux chantiers pourraient être mis à l’arrêt à Bukavu, tandis que les acteurs du secteur immobilier espèrent des clarifications sur la durée et les modalités d’application de cette suspension.
Isaka Kijana

